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Tshikapa : les intérêts égoïstes bloquent le raccordement de la REGIDESO à EDC
La récente disette d’eau potable de plus d’une semaine à Tshikapa, chef-lieu de la Province du Kasaï, a ouvert la porte aux commentaires et prises de position dans tous les sens. Des accusations et condamnations sont enregistrées, pourtant une panne était survenue au Générateur de l’usine de captage de la Regideso, provoquant l’arrêt brusque de la fourniture d’eau potable sur toute l’étendue de la ville de Tshikapa.
Pour sa part, la société civile du Kasaï estime que la Regideso-centre de Tshikapa n’a pas raison de faire fonctionner l’usine par les générateurs, Tshikapa dispose d’une société privée qui fournit un courant de qualité et stable à la population et donc la Regideso doit impérativement se connecter à Électricité du Congo(EDC). Selon Mr Monga, chef de centre a.i de la Regideso, les tractations entre la Regideso et l’EDC seraient en cours pour la signature bientôt d’un contrat de raccordement.
Pourquoi ça piétine ? Nos sources renseignent que des manœuvres lucratives seraient à la base de ce retard prolongé.
À la Regideso, on n’approuverait pas cette démarche parce que des individus ayant un chapitre à la Regideso ont toujours récupéré un pourcentage sur les frais d’achat du carburant et que le générateur tombe en panne, c’est à l’avantage de ceux qui ont la dividende. D’après une source très proche de la société d’électricité du Congo « EDC », cette société aurait proposé une facture raisonnable, moins que les dépenses en carburant, question de voir la population bénéficier régulièrement de l’eau potable. Nous y reviendrons.
Laurent Lukengu/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
