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Culture

Tshangu Slam Session : Le Centre Culturel Mikanda enflamme N’Djili !

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Samedi soir, la commune de N’Djili s’est transformée en un véritable sanctuaire de poésie et d’expression artistique. La « Tshangu Slam Session », organisée au Centre Culturel Mikanda, a captivé les amateurs de slam avec une performance inoubliable. Dès 17h, le public a été emporté par une série de prestations vibrantes et émouvantes, révélant la créativité et le talent des slameurs de Kinshasa.

Sous la houlette du slameur et maître de cérémonie, Kertis le Banlieusard, la soirée a vu défiler sur scène des figures emblématiques comme Yves Ponzo, Muntu La Zemeusla et Tychique Masaki. Ils étaient accompagnés par plusieurs autres slameurs issus des ateliers Slam de Negue Fly, offrant une palette de performances qui ont successivement ému, fait rire et provoqué la réflexion parmi les spectateurs.

Youssef Branh, directeur du Centre Culturel Mikanda, a exprimé son bonheur et sa joie face au succès retentissant de l’événement. « Le Slam continuera de briller à Kinshasa. Nous nous réunirons toujours avec amour et paix pour partager ce que nous avons de plus précieux. Félicitations à tous les slameurs et un merci spécial à Negue Fly pour son travail exceptionnel d’encadrement« , a-t-il déclaré avec enthousiasme.

Cette soirée a été bien plus qu’une simple célébration de la poésie urbaine. Elle a été un espace d’échange et de communion, où les jeunes talents ont pu s’exprimer librement et pleinement. La Tshangu Slam Session a une fois de plus démontré que le slam est un puissant vecteur de culture et d’émotion, capable de rassembler et de toucher profondément les cœurs.

Grâce à des initiatives comme celle-ci, le Centre Culturel Mikanda continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion de l’art et de la culture à Kinshasa. Les participants et spectateurs repartent avec des souvenirs impérissables et une détermination renouvelée à faire vivre la poésie dans chaque recoin de la ville.

Youssef Branh

Culture

Lovo et les premières traces de l’humanité : une thèse archéologique portée par le Dr Lohanga Konga

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Le chercheur congolais, l’archéologue Dr Lohanga Konga soutient que le massif de Lovo, dans le Kongo Central, pourrait constituer un témoignage exceptionnel des origines humaines et spirituelles. Une hypothèse qui ambitionne de repositionner le Congo dans les grands récits de l’histoire mondiale.

Dans cet échange avec la colonne culture de la Rédaction de Congoprofond le vendredi 05 juin dernier, ce chercheur africain affirme à toutes les lettres les origines de l’humanité. Thèse que veut porter au toit du monde à travers plusieurs démarches scientifiques pour la connaissance générale et afin extirper l’africain de toutes théories du complexe de l’infériorité et d’autres stigmates qui rongent sa pensée depuis la nuit de temps.

Une nouvelle lecture des origines de l’humanité émerge des recherches menées par le Dr Lohanga Konga. L’archéologue congolais affirme que le massif de Lovo, situé dans Kongo Central, représente bien plus qu’un simple site naturel ou archéologique. Selon lui, cet ensemble géologique constituerait une mémoire ancestrale de l’humanité, susceptible d’éclairer les premiers chapitres de l’histoire humaine bien avant les civilisations traditionnellement considérées comme fondatrices.

À travers plusieurs années de recherches et d’interprétations archéologiques, le scientifique défend l’idée que les formations rocheuses, les grottes et les traces anciennes observées à Lovo témoigneraient d’une présence humaine remontant à une période extrêmement reculée. Cette hypothèse conduit le chercheur à envisager le massif comme un espace de référence dans l’étude des origines de la civilisation.

Une relecture archéologique des origines humaines

Pour le Dr Lohanga Konga, le débat sur les origines de l’humanité mérite d’être réexaminé à partir des données africaines encore insuffisamment explorées. Il considère que le massif de Lovo pourrait offrir des indices majeurs permettant d’enrichir la compréhension scientifique des premiers peuplements humains.

Selon ses analyses, certains alignements naturels, la configuration géologique du site ainsi que plusieurs éléments symboliques présents dans le paysage méritent une investigation approfondie. Le chercheur soutient que ces caractéristiques pourraient révéler une continuité historique et culturelle exceptionnelle.

 

Dans cette perspective, Lovo apparaît comme un patrimoine susceptible d’intéresser non seulement les archéologues, mais également les spécialistes de l’anthropologie, de l’histoire des religions et des civilisations anciennes. Le site est présenté comme un espace où se croisent mémoire géologique, héritage culturel et traditions spirituelles.

Entre patrimoine scientifique et héritage spirituel

L’une des particularités de la démarche du Dr Lohanga Konga réside dans l’articulation qu’il établit entre archéologie et spiritualité. À travers une approche qu’il qualifie d’« archéo-théologie », il estime que certaines traditions spirituelles africaines, notamment celles liées au kimbanguisme, pourraient être relues à la lumière du patrimoine ancien de Lovo.

Le chercheur voit dans ce massif un lieu symbolique dont l’importance dépasse les frontières du Congo. Selon lui, la préservation et l’étude de ce patrimoine constituent un enjeu majeur pour les générations futures et pour la valorisation de l’histoire africaine dans le récit universel de l’humanité.

Cette thèse suscite naturellement des débats au sein des milieux académiques. Comme toute proposition scientifique portant sur les origines humaines, elle appelle à des investigations complémentaires, à des analyses multidisciplinaires et à une validation par la communauté scientifique internationale.

Quoi qu’il en soit, les travaux du Dr Lohanga Konga ont déjà le mérite de replacer le massif de Lovo au centre des réflexions sur le patrimoine archéologique congolais. Ils contribuent également à raviver l’intérêt pour un site dont le potentiel historique, culturel et scientifique demeure encore largement à explorer.

À travers cette démarche, le chercheur lance un appel à la mobilisation des institutions publiques, des universités et des organismes internationaux afin d’encourager de nouvelles campagnes de recherche et de conservation. Pour lui, comprendre Lovo, c’est aussi approfondir la connaissance des racines les plus anciennes de l’humanité.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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