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« Trop, c’est trop » : l’UNPC brise le silence après l’assassinat du journaliste Thierry Lole à Bunia

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L’émotion est profonde et l’indignation sans détour. L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) est montée au créneau après l’assassinat brutal de Thierry Banga Lole, journaliste-cameraman à la RTNC/Bunia et collaborateur du média en ligne La Voix de l’Ituri. Un crime qui choque la profession et ravive une douleur devenue presque familière pour les journalistes congolais.

Dans un communiqué de presse rendu public à Kinshasa ce 29 décembre 2025, l’UNPC dit sa « profonde indignation » et sa « vive consternation » face à ce meurtre survenu dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 décembre 2025, au domicile même de la victime, situé au quartier Gouvernorat, dans la ville de Bunia, province de l’Ituri.

Un crime qui ne doit rien au hasard

Pour l’UNPC, les circonstances de ce drame sont lourdes de sens. Un journaliste abattu chez lui, tard dans la nuit, dans une province déjà marquée par l’insécurité chronique. Difficile, selon l’organisation professionnelle, de parler d’un simple acte de banditisme. Tout porte à croire à une attaque ciblée, dirigée contre un homme pour ce qu’il représentait : un journaliste engagé, une voix, une caméra au service du public.

Une condamnation ferme et sans ambiguïté

Face à cet assassinat qualifié d’ignoble, l’UNPC condamne avec la plus grande fermeté un acte qu’elle considère comme une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit à l’information. Elle exprime sa solidarité totale à la famille de Thierry Banga Lole, à ses collègues de la RTNC, de La Voix de l’Ituri, ainsi qu’à l’ensemble de la presse congolaise, une corporation une fois de plus endeuillée.

Mais au-delà des mots de compassion, l’UNPC élève la voix pour exiger des actes. Elle réclame l’ouverture immédiate d’une enquête rigoureuse, indépendante et transparente, capable d’identifier, d’arrêter et de juger non seulement les auteurs, mais aussi les éventuels commanditaires de ce crime.

Dans son communiqué, l’UNPC rappelle à l’État congolais sa responsabilité constitutionnelle : celle de garantir la sécurité des journalistes et de lutter efficacement contre l’impunité. Une impunité que l’organisation pointe du doigt comme l’une des principales causes de la répétition des crimes contre les professionnels des médias.

« L’impunité alimente la répétition de ces crimes. Justice doit être rendue. Trop, c’est trop », martèle l’UNPC, dans un ton qui traduit à la fois la lassitude et la détermination.

L’assassinat de Thierry Banga Lole n’est pas un fait divers de plus. Il s’inscrit dans une longue série d’atteintes contre les journalistes, particulièrement dans les zones en proie à l’insécurité. En prenant position avec fermeté, l’UNPC lance un cri d’alarme : sans justice, sans protection réelle des journalistes, c’est toute la démocratie congolaise qui vacille.

Rédaction

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Grands Lacs : à Ukweli Summit, Patrick Muyaya et Obul Okwess appellent à une action concertée pour renforcer l’accès à l’information face à la désinformation

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À Kinshasa, lors de la première édition de l’Ukweli Summit 2026, tenue du 30 au 31 mars, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et l’enseignant Obul Okwess ont appelé à une action concertée pour renforcer l’accès à l’information dans la région des Grands Lacs, face à la montée de la désinformation.

Prenant la parole, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. « La meilleure manière de combattre la désinformation est de se mettre en coalition : gouvernement, professionnels des médias et société civile », a-t-il déclaré. Il a également plaidé pour une synergie entre acteurs afin de faire face aux attaques informationnelles, y compris en période de conflit, tout en rappelant que « chacun doit instaurer un doute méthodique face à toute information reçue ».

De son côté, Obul Okwess, enseignant à l’UNISIC ex IFASIC, a mis en avant les avancées introduites par la législation sur la presse en RDC. « Cette loi a permis de reconnaître les médias en ligne et les médias communautaires, tout en amorçant une dynamique vers la dépénalisation des délits de presse », a-t-il expliqué. Il a également souligné le rôle des fondamentaux enseignés aux étudiants pour s’adapter aux mutations du paysage médiatique.

Toutefois, l’universitaire a regretté un recul avec l’adoption du code du numérique. « Ce texte a instauré un régime plus répressif qui restreint certaines libertés acquises », a-t-il affirmé, estimant que cela freine l’élan de libéralisation engagé. Les échanges, auxquels participait aussi un membre du comité directeur de l’UNPC, s’inscrivaient dans le thème : « Repenser l’information, l’intelligence artificielle et l’éducation numérique en temps de crise pour les cinq prochaines années ».

Exaucé Kaya

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