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Tribune : Pourquoi Beya François fait-il-peur? ( Par Jean-Claude Mukanya, Analyste Politique)

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Le Conseiller Spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Monsieur François Beya est victime d’une campagne d’intoxication et de manipulation de l’opinion, commanditée par des personnes malveillantes issues du FCC et CACH. Pour les avertis, cette campagne n’est pas une surprise  au vu des enjeux politiques actuels en RDC.

 

Les manipulateurs de l’opinion du côté CACH affirment que : « Beya François trahit  l’actuel Chef de l’Etat au profit de l’ancien Président Kabila. Pour ceux du FCC, il est l’homme orchestre qui déjoue leur plan auprès du Président Félix Tshisekedi. En sus, il lui conseille de prendre des mesures sévères à l’endroit de certains caciques du FCC».

 

Toutes proportions gardées, il est important de fixer l’opinion sur les évidences suivantes :

 

1. François Beya a travaillé avec Joseph Kabila. Pourtant, il avait toujours gardé de bonnes relations avec ses amis mobutistes avec qui il avait travaillé. Mais on avait jamais entendu quelqu’un le critiquer parce qu’il était toujours avec ses amis mobutistes; même Kabila ne l’avait condamné parce qu’il savait qu’il était un homme intègre et loyal qui lui rendait de bons services, sauf quelques aigris et jaloux Kabilistes qui ne voulaient pas de lui à cause de son origine luba.

 

2. Comment et pourquoi ce grand homme des services de sécurité arrive-t-il à traverser facilement tous ces pouvoirs politiques qui se sont succédés? La seule réponse est qu’il est honnête et loyal au pouvoir qui l’emploie. De plus, il connaît bien son travail. Pourquoi tous les anciens BARBOUZES de la sécurité depuis Mobutu et KABILA n’arrivent pas à travailler avec tous les régimes en matière de sécurité? Pourquoi jusqu’aujourd’hui Honoré Ngbanda ne rentre pas au pays? Pourquoi les Alain Atundu, Edouard Mokolo wa Mpombo qui sont d’ailleurs ses amis, avaient-ils quitté le pays à l’entrée de l’AFDL, alors que François Beya est resté tranquille au pays, et a été même employé  par les régimes de Laurent Désiré Kabila et celui de Joseph Kabila?

 

Voilà autant des questions qu’il faut se poser au lieu de le vilipender sur les réseaux sociaux.

 

3. Peut-on citer une personne aujourd’hui, dans le rang de CACH qui, a été véritablement exposée aux enjeux complexes de sécurité intérieure et extérieure au cours de 20 dernières années? Si cette personne existait, pourquoi elle n’a pas été proposée au Chef de l’État pour nomination en lieu et place de Beya François? Bannissons la jalousie, la haine, la partisannerie, la complaisance et l’amateurisme dans un domaine hyper sensible et complexe.

Sans crainte d’être contredit, Beya François est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il serait très imprudent voire catastrophique de l’éloigner de FATSHI, compte tenu de vrais enjeux politiques de l’heure que beaucoup ne maitrisent pas.

 

4. Sous l’impulsion de FATSHI, les services de sécurité sont en voie d’être humanisés. Pour preuve, Pasteur Pascal Mukuna dit : « avoir passé un interrogatoire de 20 minutes au Conseil National de Sécurité, et est rentré chez-lui paisiblement», mais si c’était au temps de Kabila et Kalev, il sortirait de là avec un bras cassé après 30 jours… Les services de sécurité actuels veulent travailler à l’instar d’autres grands services du monde en évitant des comportements qui pourraient avoir des effets néfastes sur le pays. Penser que le CNS ait interpelé Pasteur Mukuna sans que le Président de la République soit au courant est un jugement irrationnel.

Évêque Mukuna devrait par contre louer le professionnalisme des agents du CNS qui l’ont traité avec respect.

 

5.  Concernant les accusations gratuites sur les récentes interpellations des Kabilistes par la DGM à l’aéroport de Ndjili, il y a lieu de rappeler à l’opinion que François Beya ne fait rien sans l’approbation de FATSHI. C’est peut-être ce dernier qui le lui a demandé s’il est vrai comme les gens propagent qu’il aurait menacé ou donné l’ordre « aux simples agents de laisser passer les Kabilistes avec leurs passeports diplomatiques».

D’ailleurs, je vois très mal François Beya qui est le Coordonnateur de la Sécurité Nationale se rabaisser pour discuter ces choses avec les agents simples de la DGM, chose qu’il ne pouvait pas même faire lorsqu’il était Directeur Général à la DGM. À mon sens, il pourrait au besoin appeler le DG de la DGM et lui demander que ses agents fassent telle ou telle autre chose, et non s’adresser directement aux simples agents.

 

C’est de la pure manipulation de mauvais goût des personnes qui sont contre l’intérêt général, et qui cherchent à tout prix à noircir la réputation de cette personnalité de grande valeur qui rend de bons et loyaux services à FATSHI.

 

6.  Ceux qui ne sont pas exposés à la gestion des enjeux actuels du pays ont tendance à croire que les choses sont faciles : ils veulent que  le Président FATSHI arrête KABILA,  qu’il procède à la dissolution  du parlement, mais ils ne voient pas les conséquences que cela peut occasionner dans le contexte politique actuel.

 

Ne cherchons  pas à pousser le Président à l’erreur pour que le pays prenne feu et  que nous soyons les premiers à le condamner si ce pays prenait feu. Arrêtons de manipuler l’opinion et ne nous laissons pas manipuler par les intrigants.

 

Jean-Claude Mukanya, Analyste Politique.

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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