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Tribune : Les enjeux de l’urbanisation en RDC ( Par Deogratias Yamabo Kibikie, Ingénieur civil en génie civil et urbanisme)
L’urbanisation est une concentration croissante de la population autour des agglomérations urbaines existantes au détriment des espaces ruraux. En République Démocratique du Congo, elle a commencé
très progressivement au temps de la colonisation qui se définit comme une doctrine visant à légitimer l’occupation effective du territoire congolais par le royaume de Belgique.
Cependant, depuis l’accession du pays à l’indépendance, les autochtones nouvellement élus ont failli à leur mission de développer les milieux urbain et rural dans l’espace national. Ils ont presqu’oublié
que l’urbanisation était une des pièces maîtresses pour faire épanouir la jeune
République à des horizons plus ou moins rapprochés.
En ce qui concerne les défis majeurs de l’urbanisation de la République Démocratique du Congo, il s’agit avant tout de la question démographique en milieu urbain.

En partant des années 1960 à 2019, la population a augmenté de 15.060.009 à 86.166.228 habitants dans tout Congo-Kinshasa ; c’est qui signifie une augmentation d’environ 572 % (Nations unies, https://population.un.org/wpp/). Sur ce fait, aucune planification urbaine et aménagement durable des villes ne sont pris en compte par l’autorité publique.
Par conséquent, les répercussions sont plus palpable aujourd’hui vue que l’État n’arrive plus à
gerer sainement des epaces urbains. Voilà comment la voie s’ouvre à l’occupation anarchique des espaces
nationales.

Le résau routier est en état presque non praticable. D’où le lancement du programme d’urgence
100 premiers jours du chef de l’État Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
L’intelligence congolaise devrait emboîter le pas au Chef de l’État et s’investir pleinement pour la realisation et
réhabilitation d’infrastructures. Ce qui reste à savoir si l’autorité publique sera en mésure de faire le suivi
et assurer la maintenance preventive des infrastructures nouvellement érigées.
Face au leadership défaillant du régime précédent, caractérisé par la mégestion, l’autorité publique doit s’engager de façon rapide pour mettre en action une politique du maintien de la
planification et d’aménagement durables des villes. Cela permettrait la reduction de l’exode rural dans
l’espace national.
La ville et province de Kinshasa mérite être redorée en tant qu’une grande métropole
de l’Afrique noire. Sur ce, il faut developper les conditions des
infrastructures dans le milieu semi-urbain et légiférer des bonnes lois, arrêtés, règlement de construction pour permettre à chaque municipalité d’administrer avec toute indépendance, non seulement le domaine
du bâtiment, mais aussi de contrôler la qualité, la durabilité et le caractère sécuritaire de la structure d’un
bâtiment en régissant la nature des matériaux autorisés la manière de les assembler.
En général, l’enseignement civique et moral doivent être une priorité pour éduquer la population
congolaise. Les principes sur le respect des biens d’autrui permettront à l’acquisition et au partage des valeurs de la République. Avec une telle induction, ce serait aberrant de voir des compatriotes se comporter
indignement. Les agents de l’ordre public, à leur tour, comprendront le rôle qu’ils occupent dans la
société, tout en faisant respecter les lois sans ambiguïté.
Enfin, le dernier et non de moindre, c’est le changement de comportement et mentalité profondément
ancrés dans la population congolaise. Le changement n’arrive pas de soi même et surtout pas par
baguette magique. On ferait mieux de concentrer nos effort vers un but commun. De facto, cherchons
d’abord à connaitre nos droits et obligations vis-à-vis de la nation. Toute personne a droit a un environnement sain et propice à son épanouissement intégral. Elle a le devoir de le défendre.
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
