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Tribune : Ignorer l’informatique aujourd’hui, c’est être présent absent ! (Par Rodrigue Babunda Benayemo, Étudiant en Philosophie)
Nul n’est censé ignorer la pertinence de l’informatique dans ce monde actuel autrement appelé époque de la modernité. Définie comme « science du traitement rationnel et automatique de l’information ; considérée comme support de connaissances et de communications », il est incontestable que l’informatique fait maintenant partie intégrante de la vie privée et professionnelle de l’homme. D’ailleurs, aujourd’hui, une rumeur fait boule de neige qu’ « ignorer l’informatique conduit l’homme à une espèce d’analphabétisme ».

Ce progrès devient de plus en plus une merveille dans les aspirations les plus désirées de l’homme moderne.
De ce fait, quelques questions méritent d’être posées : Quels sont les apports de ce support du savoir ? Quelle différence pouvons-nous établir entre le monde antique, dans lequel le progrès scientifique n’existait pas et ce monde présent ? Telles sont les questions autour desquelles s’articule notre réflexion dans la suite de cet article.
L’informatique aujourd’hui nous rend de nobles services dans cette planète et personne ne peut en douter.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus être en contact ou en ligne avec tous les évènements du monde sans la connaissance de l’informatique. Et même, les exemples restent à démontrer dans la mesure où actuellement dans nos sociétés, on engage plus n’importe qui et n’importe comment. Ne peut avoir une place de choix que celui ou celle qui a la connaissance de l’informatique.
Grâce à l’informatique, l’homme est devenu capable de réaliser beaucoup de choses en très peu de temps que, jadis, on n’aurait pu jamais réalisées. Ce monde, tel qu’il se conçoit présentement, nous donne l’impression de dire que l’homme continue réellement l’œuvre de la création divine. C’est pourquoi, savoir manipuler cet outil devient irréversiblement important.
Aujourd’hui, il semblerait qu’il y a des milieux où l’on ne peut avoir plus de considération que lorsque l’on sait commander l’ordinateur, un appareil téléphonique ou une tablette. Mais alors, voyant toutes ces personnes qui n’ont pas appris comment utiliser ces matériels intelligents, pourquoi ne pas les appeler des analphabètes ? C’est dans cette même perspective que monsieur Ali BONGO ONDIMBA, le président gabonais pensait que, « ne pas connaître l’informatique, c’est devenir illettré ».

Il sied de reconnaitre, avec toute honnêteté et franchise, l’importance et la valeur de ce savoir, dans tout ce qu’il procure à l’homme actuellement dans ses rapports socio-économico-politico-culturels.
Depuis la découverte de l’informatique, diverses actions de la vie courante ont été simplifiées. Les gens, à l’heure actuelle, peuvent facilement traiter des informations à travers les logiciels et des réseaux informatiques.
Aujourd’hui l’informatique est partout, tout est informatisé ! Que ce soit dans les bureaux de service, les alimentations, les bistrots, les bibliothèques, en passant par les aéroports, sales d’opérations, nos maisons et que sais-je encore, plus rien ne fonctionne sans elle. Elle est donc très capitale plus que jamais.
Prenons en guise d’exemple, dans la médecine où tout se fait maintenant à base de cette science ; où l’on peut examiner et même traiter à distance… Quelle merveille ! Comme nous pouvons le voir, lors des interventions chirurgicales, un médecin habite au Canada par exemple et grâce à la connaissance de l’informatique, ce dernier assiste à une opération qui se déroule en France, discute en directe avec ses collègues médecins et trouve des résolutions probantes.
Un autre exemple d’actualité vient à la rescousse de ce dernier : aujourd’hui dans le domaine footballistique, avec l’apport de l’Assistance Vidéo, le joueur n’a plus le droit de mentir. Tout se vérifie en un clin d’œil. Même quand l’arbitre et ses juges de touches sont distraits, ils sont vite aidés à travers cette assistance technologique.

Autrefois, nos grands-parents souffraient beaucoup avec des machines à dactylographier. Par exemple produire un seul texte sur deux cents papiers était pour eux une affaire de longue haleine, c’est-à-dire une affaire laborieuse, sinon très difficile. Ils pouvaient prendre au moins plus de deux mois pour la résoudre. Mais présentement, quant à l’ordinateur, vous pouvez faire ce travail à moins d’une minute à partir de la notion ou du style Copier-Coller. A l’époque, dans nos hôpitaux, enregistrer les noms des malades était tout un problème, surtout lorsqu’ils se présentaient au grand nombre. Mais aujourd’hui, tous ces problèmes sont déjà résolus grâce aux nouvelles techniques de l’informatique.
A la lumière de tout ce qui précède, nous venons de comprendre à quel point la connaissance de l’informatique est très capitale et indispensable maintenant. Depuis plus d’une vingtaine d’années, il y a lieu de remarquer que le monde, tel que nous le connaissons, évolue chaque jour suite à la technologie. Et l’homme, l’unique être rationnel que nous connaissons jusque-là, est aussi appelé à participer à ce progrès. C’est pourquoi il s’avère important de connaitre l’utilisation de tous ces outils qui sont à la base de son développement téchno-scientique.
Par
Rodrigue BABUNDA BENAYEMO,
Etudiant en Philosophie
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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes
À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.
Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.
La débrouillardise comme moteur de survie
Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.
Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive
Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.
« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.
La solidarité financière à travers les ristournes
Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.
Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.
Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat
Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.
Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.
Des ambitions au-delà du lavage
Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.
Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact
Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.
Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.
À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.
Mike Tyson Mukendi
