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Tribune : Homme n’est qu’Homme toujours dans sa dignité (Par Christus Martin de Porrès Philos d’Ekosimba)

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Depuis la nuit des temps, l’Homme s’approprie ou/et occupe une place de choix dans la nature vu ses capacités supérieures (Raison et Liberté). Nous parlons de l’Homme en général sans distinction des sexes; telle est la raison d’être de son orthographe en « H » majuscule. Mais de temps en temps, nous nous rendons compte que le monde actuel veut donner une autre valeur importante aux biens matériels ( aux choses minimes) en lieu et place de la donner à l’Homme. D’où le peripeteia (renversement de rôle) entre L’Homme et les biens matériels dans plusieurs sociétés. Ainsi, notre réflexion se veut une promotion de l’être humain entant que tel dans la dignité originelle comme l’a voulu l’Être Suprême lui-même.

Dans la réflexion Bubérienne, particulièrement dans l’ouvrage  » Je et Tu« , le philosophe d’origine juive Martin Buber pense que la relation entre les humains doit être une relation où l’autre (Tu) est traité dignement et réciproquement comme moi-même (Je). Et l’Article1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme( D.U.D.H.) soutient bien cette idée en ces termes : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité « . Autrement dit, nous sommes obligés de traiter nos prochains voire nous traiter nous-même avec dignité ( dignitas: le respect, honneur que nous devons à chaque Homme), sans discrimination de race, d’âge, de religion, de rang social etc.

De même, la volonté du Créateur donc du « Toi Éternel » [dont parle Martin Buber] veut que l’Homme soit respecté. Le respect dans sa dimension radicale et totale du mot. Parce que l’Homme est la créature à qui est remise l’autorité, mieux la domination sur toutes les autres créatures (Genèse 1,26). L’Homme a la capacité de créer, donc il est une créature créatrice. Dans la philosophie de la création, l’Homme créé crée, et c’est comme cela qu’il dévoile par sa création sa finitude et sa petitesse en manifestant la grande puissance de Dieu qui lui a donné cette capacité de créer. Si telle est l’observation rappelée, pourquoi donc le rapport entre L’Homme et les biens matériels pouvait-il faire objet de notre réflexion ?

Comme l’oiseau de Minerve, après coup, nous avons eu le malheur de constater que dans notre siècle, peu à peu L’Homme se trouve considéré comme un objet, un moyen de satisfaction pour et par plusieurs personnes. Toujours dans le langage Bubérien, nous dirons qu’actuellement l’Homme est considéré comme un « Cela« . C’est-à-dire l’être n’ayant aucune valeur devant son semblable. À titre d’illustration : certaines gens utilisent leur argent pour abuser de jeunes filles, exploitent les jeunes garçons comme des mains d’œuvre. Dans nos églises, nous utilisons notre pouvoir prophétique ( faut-il qu’il soit aussi vrai) pour condamner les autres, les accuser des sorciers : parmi lesquels nous comptons plus des enfants innocents, juste à cause de la soif d’argent qu’ont nos pasteurs (soit disant offrande)…

D’autres, comme nous le vivons ce dernier temps à Kinshasa, font le commerce des organes génitaux, à travers le kidnapping qu’ils organisent, et autres choses allant dans ce même registre. Là, ce n’était que sous un axe des choses. Ajoutant aussi, le mauvais traitement que l’être humain fait subir à son propre corps : le cas de celles et ceux qui se lancent dans l’homosexualité, dans la prostitution, dans la consommation des drogues et boissons fortes jusqu’à la destruction non seulement de leur corps mais aussi et surtout de leur vie, simplement pour gagner soit de l’argent, soit une poste de travail. Telle est la désacralisation de la dignité humaine. C’est aussi le grand danger qui bascule le monde entier, au point de parler même du monde à l’envers. Or, « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes  » (D.U.D.H. Art.4). Aussi « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains  ou dégradants  » (D.U.D.H. Art.5).

Dans la société actuelle, pourquoi ne pouvons-nous pas évoquer l’idée de la honte prométhéenne dont parle Günther Anders dans sa philosophie pour enrichir notre étude, pendant qu’elle appuie bel et bien notre réflexion. La honte prométhéenne c’est que nous, les Hommes, avons donné l’importance à ce que nous avons créé grâce à l’intelligence et à la sagesse dont nous avons été dotés par l’Être Suprême. Voilà pourquoi nous observons aussi aujourd’hui le taux élevé de chaumage dans nos pays, pour avoir remplacé les postes des travailleurs par les différentes machines. La technologie, la science et tout ce qui va avec ne sont pas du tout mauvais pour l’Homme, car cela ne fait qu’accompagner l’être humain. Cependant, au moment où tout cela devient une menace, une opposition pour l’Homme au point même de le remplacer dans l’ordre de la nature, nous sommes sensés de couper cette hémorragie. Parce que rien alors rien ne peut remplacer ou occuper la place de l’Homme dans le monde.

Ainsi pour dire, nous sommes obligés de garder la valeur et la dignité de l’Homme dans nos différents secteurs de travail ou de vie. Les médecins doivent savoir que le corps humain n’est pas un instrument d’expérimentation. C’est-à-dire, ils ne doivent pas le considérer comme un matériel didactique pour leurs stagiaires, comme d’aucuns le font. Les employeurs doivent reconnaître qu’au-delà d’un simple salaire, ils doivent ajouter le sens de l’humanité. C’est-à-dire traîter leurs employés comme des êtres humains et non comme des robots en respectant leur moment de repos, en tenant compte du travail qu’ils sont sensés faire. Par exemple, l’on ne pourra pas demander à une sentinelle de se faire tuer à la place de son employeur… Nos usines, compagnies, sociétés doivent reconnaître l’importance de l’Homme dans différents services et départements, car l’intelligence de l’Homme ne serait jamais égale à celle d’une machine qui se fait manipuler d’ailleurs par l’Homme. L’Etat Congolais aussi, de sa part, doit mettre non seulement en applicabilité mais aussi et surtout en application les normes sanctionnant toute sorte de discrimination de la dignité humaine; et procéder notamment à l’arrestation immédiate de: tous les malfaiteurs qui organisent de commerce des organes; de toute personne qui pratique l’homosexualité, d’autant plus que dans notre constitution nous n’avons pas voté pour cette pratique. Procéder à la condamnation de toute personne qui pratique ou incite à la prostitution… Enfin, l’Homme lui-même doit prendre conscience de la suprématie dont il est bénéficiaire depuis la création afin de promouvoir en lui-même, en son semblable, partout et dans tout la dignité humaine, pour que l’Homme reste Homme toujours dans sa dignité.

Christus Martin de Porrès

Philos d’Ekosimba

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Safricode et NetWor’Kin Signature unissent leurs forces pour sublimer l’art de vivre à Kinshasa

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Dans l’écrin verdoyant de la résidence de prestige « Les Oisillons », la société immobilière SAFRICODE a accueilli, ce samedi 18 avril, une édition spéciale de resautage, placée sous le signe du raffinement, de l’élégance et de la découverte. Cette rencontre exclusive, organisée sous forme de Walking Brunch, a brillamment conjugué information, réseautage et immersion dans l’univers du haut-standing immobilier.

Un cadre d’exception pour une expérience immersive

Triés sur le volet, les invités ont eu le privilège de découvrir 2 appartements témoins nichés au cœur d’un environnement luxuriant. Véritable vitrine du savoir-faire de SAFRICODE, ces espaces incarnent une vision moderne et ambitieuse de l’habitat de prestige à Kinshasa.

Dans une ambiance à la fois chaleureuse et professionnelle, les échanges ont naturellement porté sur les opportunités d’investissement et d’acquisition, renforçant l’intérêt croissant pour l’immobilier haut de gamme dans la capitale congolaise.

Networking stratégique et ambitions partagées

Fidèle à sa vocation, NetWor’Kin Signature a su créer un cadre propice aux rencontres fructueuses entre acteurs du développement, entrepreneurs et décideurs. Cette édition a ainsi permis de tisser des liens solides autour d’une ambition commune : promouvoir la réussite africaine à travers des initiatives innovantes et structurantes.

Au-delà d’un simple brunch, l’événement s’est imposé comme un véritable carrefour d’idées et d’opportunités.

A en croire Mehdi Dellech, Directeur Marketing de SAFRICODE, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de croissance portée par des valeurs communes : excellence, innovation et rayonnement.  » Ensemble, nos deux entités dessinent les contours d’un partenariat stratégique orienté vers la valorisation d’un art de vivre africain où se rencontrent élégance architecturale et dynamisme entrepreneurial… », a-t-il expliqué.

Des perspectives ouvertes pour un avenir inspirant

À travers cette initiative, SAFRICODE consolide son positionnement en tant qu’acteur de référence dans l’immobilier de prestige en République démocratique du Congo. De son côté, NetWor’Kin Signature poursuit sa mission de catalyseur de connexions, créant des passerelles entre talents, entreprises et opportunités.

Une synergie porteuse d’avenir, qui annonce d’autres rendez-vous inspirants au cœur d’une Afrique résolument tournée vers la construction, l’innovation et le rayonnement.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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