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Tribune : Des terres rwandaises au Congo en question ( Par Ewing Ahmed Salumu, Analyste )

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Depuis mi-avril 2023, les autorités rwandaises revendiquent des terres du « Ruanda ancien » qui seraient au Congo. Une déclaration qui met les réseaux sociaux congolais en ébullition. Les internautes concluent que « le Rwanda devoile enfin son projet de balkanisation de la RDC ».

Le passé influe sur le présent

Comme démontré plus haut, nous nous rendons compte que le narratif historique a toute sa place dans la communication actuelle et aura un impact significatif sur le conflit dans le long terme entre le Rwanda et la RDC. Ce même argumentaire revient si souvent dans des conversations avec les populations d’origines Rwandaises pour qui le Kivu c’est juste le Rwanda. Certains dans la diaspora congolaise ont opté pour ce même narratif et considère les tribus de l’Est de la RDC « comme d’origine Rwandaise« . Ces derniers ne savent pas qu’au Rwanda la tradition orale perpétue des épopées et des mythes qui font la fierté du Ruanda précoloniale et qui si souvent sont exagérées.

Le développement du narratif historique des terres du Rwanda au Congo et toute la rhétorique actuelle du Rwanda liant le passé et le présent renforce la formation d’une mémoire collective, d’une identité nationale et l’unité derrière un leader visionnaire. La réclamation des terres renforce cette dynamique de la formation de l’unité nationale qui se base sur un grand Rwanda qui aurait existé. L’utilisation du passé sert plus le besoin présent dans une logique idéologique dans un contexte déjà tendu entre la RD Congo et le Rwanda. Ainsi, une adhésion populaire devient possible et la mémoire collective réactivée.

Vous êtes-vous rendu compte du nombre d’articles publiés depuis que les revendications des terres ont commencé ? Le livre de Jan Vansina est depuis de plus en plus partagé que les dix dernières années. Nous pouvons juste conclure que le narratif historique impacte sur le quotidien et ses effets sont globaux et locaux. Glocal, comme diraient les spécialistes en Security Studies.

Ewing Ahmed Salumu
Analyste

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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