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Trésor Lualua alerte : « Le football congolais souffre, il faut des élections à la FECOFA ! »
Alors que la 47ᵉ Assemblée générale ordinaire de la CAF se tient à Kinshasa, l’ancien international congolais Trésor Lualua a profité de l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante du football congolais. Selon lui, la Fédération congolaise de football association (FECOFA) traverse une profonde crise de gouvernance qui freine tout développement du sport roi en RDC.
« On a besoin que les élections se tiennent. À vrai dire, on n’a plus une fédération fonctionnelle, et c’est notre football qui en souffre », a-t-il déclaré. Pour Lualua, le retard dans l’organisation des élections prive le pays d’une structure capable de défendre efficacement les intérêts du football congolais sur la scène nationale et internationale.
L’ancien Léopard n’a pas mâché ses mots pour décrire la gravité de la situation : « Notre football est mort. La CAF doit s’imprégner de notre situation. L’urgence s’impose. Le CONOR actuel n’est pas la fédération. » Il plaide pour un changement profond et une véritable reprise en main du système afin d’éviter un effondrement total du football congolais.
Trésor Lualua en appelle enfin à l’implication du Président de la République pour accélérer la tenue des élections. « On aspire à un vent nouveau pour que le football congolais prenne de l’envol. Il souffre profondément, ça fend le cœur ! », a-t-il insisté. Par ce message fort, l’ancien attaquant lance un cri du cœur au nom de tous les amoureux du ballon rond en République démocratique du Congo.
Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
