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Transport paralysé à Kinshasa après le lancement du contrôle des véhicules

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Le lancement du contrôle des permis de conduire, des vignettes et du contrôle technique des véhicules, ce lundi 26 janvier à Kinshasa, a provoqué une paralysie quasi totale du transport urbain dans plusieurs communes de la capitale.

Dès les premières heures de la matinée, bus et taxis se sont faits rares sur les grandes artères, obligeant de nombreux habitants à parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux de travail ou leurs écoles.

« Depuis ce matin, il n’y a pas de véhicules pour aller vers le centre-ville. Nous avons décidé de marcher pour arriver au boulot », témoigne un usager rencontré vers Magasin.

Sur plusieurs axes, notamment à Huilerie, Masina, Ndjili, Matete, Limete et Kingabwa, des groupes de travailleurs et d’élèves ont été aperçus marchant sous le soleil, sacs au dos, visiblement épuisés. Une situation qui alimente la frustration et l’inquiétude.

« Moi je vis du petit commerce. Si je n’arrive pas tôt au marché, je perds ma journée. Ce sont toujours les pauvres qui souffrent », confie Marie K., vendeuse rencontrée Huilerie .

Si certains reconnaissent la nécessité d’assainir le secteur du transport, plusieurs citoyens critiquent la manière dont l’opération est menée, estimant qu’une application progressive aurait permis d’éviter cette crise.

La semaine dernière, le gouverneur Daniel Bumba avait annoncé le début de cette opération, avec le déploiement de plus de 3 000 agents chargés d’assurer l’effectivité du contrôle. Mais sur le terrain, ce sont surtout les conséquences sociales qui dominent : retards massifs, absences au travail, fatigue et colère.

 

Dorcas Ntumba

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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