Actualité
Transport en commun à Kinshasa : Plusieurs tarifs pour le même itinéraire, selon les heures de pointe !
Le coût du billet pour le transport en commun, actuellement à Kinshasa, varie selon les heures et le tempérament des chauffeurs, contrairement à la grille tarifaire publiée par l’hôtel de ville.
Dans la commune de Ngaliema, précisément au niveau de Pompage où la rédaction du CONGOPROFOND. NET est descendue, les prix de transport en commun ne sont pas fixes. Ils évoluent d’une heure à une autre, et d’un chauffeur à un autre, avec le système de demi-terrain.
Aux environs de 6h jusqu’à 9h, le constat fait est que les passagers sont obligés de payer 1500 FC pour se rendre au Marché central, tandis que ceux qui y retournent payent 500 FC.
Par contre, vers 11h, toujours à Pompage, les passagers payent 1000 FC pour gagner le même Marché central.
A ce sujet, un chauffeur de taxi-bus qui s’est confié à notre rédaction déclare : « la variation du coût de transport nous aide à réunir le montant de versement chez les propriétaires de véhicules, vu les embouteillages, le coût du carburant, le mouvement des gens et surtout les tracasseries des agents publics « .
De leur côté, les passagers déplorent l’inefficacité des autorités de la ville qui n’arrivent pas à s’imposer pour que les choses rentrent dans l’ordre et laissent les chauffeurs imposer leur loi.
Pour rappel, il y a des années, le coût du bus de Pompage au marché central (Zando) était de 500 FC. Mais à présent, cela a triplé par la décision des transporteurs, en complicité avec l’Association des Chauffeurs du Congo (A.C.CO).
La population de ce coin, qui jadis ne déboursait que 1000 FC pour un aller et retour au marché central, éprouve d’énormes difficultés et se plaint de trop dépenser pour faire un déplacement. Ils implorent l’intervention des autorités.
Le ministre provincial en charge de Transport doit se mobiliser pour aider la population, car cette situation est récurrente dans toute la ville de Kinshasa.
Louise PINDILA (Stagiaire)/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
