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Transparence électorale : « Regard Citoyen » demande à la CENI de permettre l’accès aux observateurs dans les Centres sur présentation des cartes d’accréditations déjà délivrées
La campagne électorale pour tous les scrutins, qui s’est achevée hier à minuit, a été caractérisée ces demiers jours par un climat de tension accrue. Entre le 14 et le 18 décembre, les épisodes de violence se sont multipliés et plus d’une soixantaine de rapports d’incidents ont été envoyés par nos équipes d’observateurs déployés dans les provinces La MOE Regard Citoyen regrette l’absence de décision de la CENI concernant l’assouplissement des procédures d’accréditation au bénéfice des missions d’observation nationales.
De plus, la MOE déplore l’incapacité de la CENI de respecter les dispositions légales de l’article 43 de la loi N° 06/006 du 9 mars 2006 telle que modifiée et complétée par la loi N°22/029 du 29 juin 2022 et de l’article 108 des mesures d’application qui font obligation à la CENI d’octroyer les accréditations dans les sept jours après le dépôt des demandes d’accréditations.
Les accréditations sont encore à ce jour octroyées au compte-gouttes. Cette incapacité manifeste impacte négativement les opérations de la MOE. En effet, la délivrance plus que tardive des accréditations entraine l’impossibilité de se déployer dans les zones les plus reculées des territoires de la République et limite de ce fait le champ de l’observation citoyenne. Bien que la loi électorale précise explicitement que l’observateur a libre accès à tous les lieux où se déroulent les opérations électorales, la CENI et ses démembrements imposent de nouvelles accréditations pour permettre aux observateurs d’évaluer la compilation et la transmission des résultats des élections. A la veille des scrutins combinės du 20 décembre, aucune information concernant les accréditations pour l’accès aux Centres Locaux de Compilation des Résultats (CLCR) n’a été communiquée.
Les équipes de Regard Citoyen dans les provinces sont juste appelées à revenir plus tard, alors mène que la compilation des résultats va commencer dès le 20 décembre au soir. Cette situation limite la transparence du processus électoral et est de nature à compromettre l’intégrité du processus et la confiance dans les résultats provisoires attendus le 31 décembre prochain.
La MOE Regard Citoyen recommande:
- Aux candidats indépendants, aux partis et regroupements politiques de respecter la période de silence électoral en vigueur dès aujourd’hui, de s’abstenir de tous propos incendiaires, d’appeler leurs sympathisants au calme et de procéder à l’enlèvement de toutes leurs affiches dans un rayon de 100 mètres autour des centres de vote.
- A la CENI de permettre l’accès aux CLCR des observateurs sur présentation des cartes d’accréditations déjà délivrées.
Fait à Kinshasa, le 19 décembre 2023. Pour les Organisations membres de la MOE Regard Citoyen.
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
