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Traitements inhumains infligés à Mme Honorine Porsche : Guillaume Ngefa promet une justice exemplaire

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L’affaire « Honorine Porsche Mukuna Massamba », cette ressortissante allemande filmée en train de subir des sévices dégradants de la part d’agents en uniforme, continue de susciter une profonde indignation à travers le pays et au-delà des frontières. Face à cette barbarie devenue virale sur les réseaux sociaux, le ministre congolais de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, est monté au créneau, ce samedi 18 octobre, réaffirmant la détermination du gouvernement à restaurer l’honneur de la justice et la dignité humaine bafouée.

« Je salue la décision de l’auditorat militaire de se saisir d’office des actes intolérables commis par des personnes en uniforme qui ont infligé des traitements inhumains et dégradants à Madame Honorine Porsche, de nationalité allemande. Ces agissements ont été condamnés avec la plus grande fermeté par le Président de la République et la Première ministre. Je veillerai personnellement à ce que la justice s’applique en toute indépendance, mais sans compromis », a déclaré le ministre Ngefa.

Selon lui, aucune circonstance ne saurait justifier une telle atteinte à la dignité humaine, même à l’endroit d’une personne suspectée d’un crime. Il a également annoncé que des sanctions disciplinaires immédiates ont été prises contre les agents concernés, sous la coordination des Vice-Premiers ministres chargés de l’Intérieur et de la Défense.

Une scène d’humiliation insoutenable

Les images, filmées jeudi 16 octobre à Kinshasa, montrent Mme Honorine Porsche, soupçonnée d’implication dans la tentative de braquage de l’agence Rawbank au Rond-point Victoire, transportée à bord d’un pick-up militaire.

Dans la vidéo, plusieurs éléments des forces de sécurité la contraignent à des gestes obscènes, tout en proférant des propos à caractère sexuel et humiliant.

L’un des agents filme la scène pendant que d’autres la touchent de manière inappropriée, riant et commentant avec vulgarité.

Ces images, largement diffusées, ont provoqué une onde de choc dans l’opinion publique, jetant une lumière crue sur les dérives et l’impunité qui gangrènent certains corps de sécurité.

La justice en mouvement

Dès la diffusion de la vidéo, l’auditorat militaire s’est saisi d’office du dossier, une démarche saluée par le ministre de la Justice comme « un signal fort contre la banalisation de la torture et de l’humiliation ».

Le ministre Ngefa a également souligné que cette affaire ne se limitera pas à des mesures symboliques : « Nous devons montrer à nos concitoyens et à nos partenaires étrangers que la République démocratique du Congo n’est pas une terre d’impunité. La justice sera dite, et les coupables répondront de leurs actes. »

Un test pour l’État de droit

Au-delà de l’émotion, ce scandale soulève des questions fondamentales sur la formation, la discipline et le respect des droits humains au sein des forces de l’ordre congolaises.

Pour plusieurs observateurs, la réaction rapide du ministre de la Justice constitue une étape décisive dans la lutte contre les abus d’autorité et la déshumanisation des suspects.

Mais le véritable enjeu réside désormais dans la traduction effective des auteurs devant la justice et la mise en œuvre de réformes structurelles destinées à prévenir de tels actes.

Vers une justice restauratrice

L’affaire Honorine Porsche, au-delà du drame personnel qu’elle incarne, devient un symbole de la bataille pour la dignité humaine en RDC.

Le ministre Guillaume Ngefa, en promettant d’en faire un cas d’école, engage ainsi l’État congolais à rompre avec la culture de l’humiliation et de la violence.

Les prochains jours seront déterminants pour mesurer la portée réelle de cette promesse et la volonté du gouvernement d’en finir avec les abus institutionnalisés.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Kinshasa : F. Tshisekedi confie l’assainissement de la capitale à une task force paramilitaire, aveu d’échec des autorités urbaines ?

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Face à l’insalubrité chronique qui gangrène la capitale congolaise depuis plusieurs décennies, le président Félix Tshisekedi a décidé de changer radicalement d’approche. Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’État a annoncé la mise en place d’une task force pluridisciplinaire chargée de l’assainissement et de la salubrité de Kinshasa, sous la conduite du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.

Des gouverneurs qui se succèdent, les mêmes problèmes qui persistent

Cette décision intervient alors que plusieurs gouverneurs se sont succédé à la tête de la ville-province de Kinshasa sans parvenir à relever durablement le défi de la salubrité. Malgré de nombreuses campagnes de nettoyage, opérations « Kin Bopeto, Kin ezobonga» et autres initiatives ponctuelles, les montagnes d’immondices, les caniveaux obstrués et les inondations récurrentes continuent de rythmer le quotidien des Kinois.

Le Président de la République a d’ailleurs lui-même reconnu « les limites persistantes des mesures actuelles », signe que les mécanismes mis en place jusqu’ici n’ont pas produit les résultats escomptés face à l’ampleur du problème.

Une task force aux missions élargies

La nouvelle structure aura pour mission de coordonner les opérations de collecte et d’évacuation des déchets, d’assurer le curage des caniveaux, de lutter contre les dépotoirs sauvages et d’imposer le respect des règles d’hygiène publique. Elle devra également mobiliser différents services de l’État et veiller à une exécution efficace des actions sur le terrain.

Placée sous l’autorité directe du Chef de l’État, cette task force bénéficiera d’un pouvoir de coordination renforcé afin de contourner les lourdeurs administratives souvent dénoncées dans la gestion de la capitale.

Le choix d’une discipline paramilitaire

L’une des principales innovations de cette initiative réside dans l’adoption d’une approche fondée sur la discipline paramilitaire. Selon Félix Tshisekedi, l’objectif est d’instaurer davantage de rigueur, de discipline, de contrôle et de suivi dans l’exécution des opérations d’assainissement.

Le recours au Service National traduit la volonté du pouvoir de privilégier une organisation structurée, avec une chaîne de commandement claire, des objectifs précis et une capacité de déploiement rapide sur l’ensemble de la ville.

Un désaveu du gouverneur de Kinshasa ?

La question se pose inévitablement. En plaçant cette structure sous son autorité directe et en confiant sa direction à un haut responsable militaire plutôt qu’aux autorités provinciales, le Président semble exprimer son insatisfaction quant aux résultats obtenus jusqu’à présent.

Sans constituer un désaveu formel du gouverneur de Kinshasa, cette décision apparaît néanmoins comme une reprise en main présidentielle d’un dossier jugé prioritaire. Elle traduit surtout la conviction que les mécanismes ordinaires de gestion urbaine n’ont pas permis de résoudre durablement le problème de l’insalubrité dans la capitale.

Une réunion de cadrage est annoncée dans les prochains jours avant le lancement effectif des opérations sur le terrain. Reste désormais à savoir si cette nouvelle stratégie, plus coercitive et centralisée, réussira là où plusieurs administrations provinciales ont échoué.

Tchèques Bukasa

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