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Traite des personnes en RDC : l’APLTP sensibilise les bourgmestres de Kinshasa

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« Ensemble, dénonçons et combattons la traite des personnes ». C’est le thème de l’atelier qu’organise l’OIM en partenariat avec l’agence pour la prévention de la lutte contre la traite des personnes APLTP, à l’hôtel Royal.

24 bourgmestres de la ville de Kinshasa prennent part à cet atelier, dont l’objectif est de les sensibiliser sur l’ampleur du phénomène de la traite des personnes en RDC et le rôle qu’ils peuvent jouer dans la lutte contre les réseaux de trafiquants impliqués dans cette criminalité transnationale qui se développe au niveau de leurs communes et touchant principalement les femmes et les enfants.

Pour le docteur THELOT Fils- Lien Ely, conseiller technique à l’OIM, sa structure et l’USAID sont très intéressées de voir l’APLTP réussir sa mission se combattre la traite des personnes en RDC.

« L’agence dans son rôle d’assurer la coordination des actions sur le terrain, a développé ses stratégies dont l’une d’elles consiste à communiquer sur la traite, sur le changement de comportement et l’OIM y crois très fort. L’OIM croit que certaines pratiques en RDC doivent évoluer pour mieux combattre la traite des personnes. Pour cela, les gens doivent être informées . Ainsi, les acteurs les plus stratégiques sont les bourgmestres. L’OIM a pensé travailler d’abord avec l’APLTP afin de renforcer ses capacités pour faire en sorte qu’elle soit en mesure de mener le plaidoyer afin qu’il y ait une loi qui criminalise la traite en RDC », a-t-il ajouté.

L’un des participants à l’atelier, le bourgmestre de la commune de Makala, Jean Onema, pense que cette formation va enrichir leurs connaissances afin de pousser les administrés à dénoncer les cas de traite.
« Nous avions enregistré plusieurs cas de traite des personnes dans la commune de Makala. Cet atelier est très important car nous allons apprendre des stratégies pour combattre cette pratique. Je crois qu’après cette formation, nous irons sensibiliser à notre tour dans des églises, écoles, les groupes des gens pour dénoncer tous les cas de traite », déclare le bourgmestre de la commune de Makala.

En organisant cet atelier, l’OIM et ses partenaires attendent voir le niveau de connaissances des bourgmestres ayant participé à l’atelier augmenter. Les bourgmestres seront capables d’identifier des cas de traite des personnes dans leurs communes qui affectent des communautés particulièrement vulnérables.

Selon le coordonnateur adjoint de l’APLTP, Guy Bao Ebamu, la traite et l’exploitation des êtres humains constituent un phénomène complexe, multiforme qui touche des femmes, des filles, des hommes et des garçons et qui peut concerner tout type d’activité humaine. « les autorités locales et les bourgmestres jouent un rôle important dans la prévention et dans la lutte contre la traite des êtres humains en RDC, en raison de leur proximité avec les communautés de base en général et des groupes vulnérables en particulier », renchérit-il en invitant les bourgmestres à mieux faire leur travail car c’est au travers les communes que les trafiquants recrutent, transportent, hébergent et exploitent les victimes.

Rappelons la session de formation qui a été organisée en deux phases (soit du 22 au 24 mars et du 29 au 31 mars) s’inscrivait dans le cadre du projet de lutte contre la Traite des personnes en RDC, mis en œuvre par l’OIM avec l’appui financier du gouvernement Américain, à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID DRC).

L’objectif de ce projet est de promouvoir une réponse nationale plus coordonnée et efficace pour lutter contre la traite des personnes en RDC.

Ce projet vient aussi en appui à l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes pour renforcer les capacités de ses membres et l’aider à jouer pleinement son rôle de coordination sur tous les territoires de la RDC.

Elda Along / Congoprofond.net

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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !

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L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations

Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.

Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.

Des marchés publics entachés d’irrégularités

L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.

Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.

Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes

Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.

Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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