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Tragédie à Matadi : Six morts dans l’effondrement d’un mur
Un drame s’est produit dans la nuit du samedi 29 mars 2025 à Matadi, dans la province du Kongo Central, où un mur appartenant à la société chinoise Zhenguin s’est effondré sur une maison d’habitation de trois portes, située dans le quartier Vodacom, suite à une forte pluie.
Selon un bilan provisoire annoncé par le maire de Matadi, l’effondrement a causé la mort de six personnes. Le premier corps a été retrouvé dans la nuit, tandis que cinq autres ont été extraits des décombres dans la matinée du dimanche 30 mars 2025.
Parmi les victimes, quatre membres d’une même famille ont perdu la vie. Cette information a été confirmée par Élisabeth, une parente des victimes résidant à Kinshasa. Selon son témoignage, sa sœur, sa tante et deux jumelles ont péri dans l’effondrement.
Le seul survivant de la famille est un jeune garçon, qui a échappé au drame en sortant jouer sous la pluie au moment de l’accident.
Les deux autres victimes sont des voisins dont les maisons ont également été touchées par l’effondrement.
Cet incident relance les interrogations sur la solidité des infrastructures et le respect des normes de construction dans la ville de Matadi.
Dorcas Mwavita/CongoProfond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
