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TP Mazembe : Moïse Katumbi annonce son départ, une ère historique touche à sa fin

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 Après près de trente années d’un règne marqué par l’excellence, Moïse Katumbi Chapwe a annoncé sa prochaine retraite de la présidence du Tout-Puissant Mazembe, mettant un terme à une aventure exceptionnelle qui a profondément marqué le football congolais et africain.

Arrivé à la tête du club en 1997, Katumbi a hissé le TPM au sommet du football continental, transformant un club local en une véritable institution respectée à travers l’Afrique et au-delà. Sous sa gouvernance, Mazembe a conquis 5 Ligues des champions de la CAF, participé à une finale de Coupe du monde des clubs en 2010 (une première pour une équipe subsaharienne ) et s’est doté d’un complexe sportif de haut niveau, incluant un stade ultramoderne, un centre de formation de référence et même un avion privé dédié au club, une première en Afrique.

Son passage a également été marqué par l’éclosion de talents de renom, à l’instar de Trésor Mputu, Robert Kidiaba, Patou Kabangu, Meschack Elia, Eric Kulukuta ou encore Jean Kasusula. L’héritage sportif et infrastructurel laissé par Moïse Katumbi restera une référence en matière de management sportif.

Au-delà du sport, l’homme d’affaires et acteur politique s’est imposé comme un modèle de leadership, incarnant une vision ambitieuse, rigoureuse et tournée vers l’excellence. Son retrait annoncera une nouvelle page pour le TPM, mais l’empreinte du « Chairman » restera indélébile dans l’histoire du club et du football africain.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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