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Sports

TP Mazembe-État congolais : La créance de 15 millions USD sous la loupe du ministre Budimbu

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L’affaire qui oppose le Tout Puissant Mazembe à l’État congolais entre dans une phase décisive. Dans une correspondance officielle datée du 9 mai 2025, le ministre des Sports, Didier Budimbu, somme le club de Lubumbashi de produire les pièces justificatives originales relatives à la créance de 15,9 millions de dollars qu’il réclame au Trésor public.

Ce montant, selon le club, représente les frais engagés lors de diverses missions sportives internationales, que l’État congolais s’était engagé à prendre en charge.

Budimbu réclame des preuves en bonne et due forme

Dans son courrier, le ministre exige la présentation de plusieurs documents précis :

1. Les ordres de mission dûment visés par les services d’immigration à l’aller comme au retour ;

2. Les copies des passeports des membres de la délégation, assorties des visas d’entrée et de sortie ;

3. Les titres de voyage, ou à défaut, les factures originales des billets d’avion ;

4. Les factures d’hébergement et de restauration ;

5. Et toutes autres pièces justificatives des dépenses effectuées.

Objectif : vérifier la véracité des dépenses et s’assurer de leur conformité avant tout décaissement. Cette rigueur s’inscrit dans un souci de transparence et de bonne gouvernance, à l’heure où la gestion des finances publiques est de plus en plus surveillée.

Une affaire qui remonte jusqu’au sommet de l’État

Autre fait marquant : la lettre du ministre ne s’adresse pas seulement au TP Mazembe. Elle est également copiée aux plus hautes autorités du pays, notamment le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, la première ministre, le ministre du Budget, ainsi qu’à plusieurs responsables du secteur sportif, dont le président du Comité olympique congolais et celui du Comité de normalisation de la FECOFA.

Cette large diffusion traduit l’importance politique et institutionnelle de ce contentieux, à la croisée des enjeux sportifs, budgétaires et étatiques.

Un précédent pour tout le sport congolais ?

Club emblématique et multiple champion d’Afrique, le TP Mazembe est régulièrement engagé sur les scènes continentale et mondiale, avec des coûts logistiques à la hauteur de ses ambitions. Mais la prise en charge – partielle ou totale – de ces dépenses par l’État soulève désormais des exigences de traçabilité.

Si cette affaire n’aboutit pas à un règlement clair, elle pourrait bien ouvrir la voie à une jurisprudence contraignante pour d’autres clubs et fédérations sportives, eux aussi confrontés aux mêmes difficultés de remboursement.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Sports

Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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