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Tournant Historique à Washington : Tshisekedi et Kagame annoncent une nouvelle ère de relations bilatérales, l’accord de paix formellement entériné

À l’issue de la rencontre à Washington ce jeudi 4 décembre, les Présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda) ont présenté leur Accord de paix, marquant un chapitre décisif dans les relations entre Kinshasa et Kigali, médiatisées par les États-Unis. Les deux Chefs d’État ont affiché un optimisme prudent, insistant sur la responsabilité africaine dans la mise en œuvre de la paix.

La cérémonie, organisée à la Maison Blanche, s’est déroulée en présence de plusieurs dirigeants africains : Faure Gnassingbé (Togo), João Lourenço (Angola), William Ruto (Kenya), Évariste Ndayishimiye (Burundi) et Jessica Alupo (Ouganda).

Le Président rwandais, Paul Kagame, a qualifié cet accord de « percée importante » et a appelé les deux nations à se concentrer sur l’avenir.

Il a insisté sur le fait que l’échec ou la réussite de l’accord incombera aux Africains : « Si cet accord échoue, la responsabilité nous incombera, à nous-mêmes, Africains ». Il a regretté que les tentatives africaines préalables n’aient pas abouti sans l’implication américaine, tout en exhortant : «C’est à nous de tout faire ».

Kagame a rappelé que l’accord ne signifie pas l’oubli total des tragédies : « Est-ce qu’on va enterrer tout ce qui s’est passé ? Je n’en suis pas certain. La justice devra passer ».

Il a souligné que cet accord est un « tremplin vers une coopération gagnant-gagnant » et des opportunités économiques régionales et internationales.

Le Président congolais, Félix Tshisekedi, a qualifié cet accord de « tournant pour une perspective nouvelle de bon voisinage, de coopération et de prospérité partagée » :

M. Tshisekedi a souligné l’engagement de la RDC à mettre en œuvre « tous les engagements pris avec sincérité, dans un esprit d’unité et de respect de l’intégrité territoriale », tout en espérant que le Rwanda fasse de même.

Il a réaffirmé l’opposition ferme de Kinshasa à toute ingérence extérieure et a réitéré son engagement à la « lutte contre les groupes armés et de non-soutien à ces derniers ».

Le Chef de l’État congolais a conclu sur une note de prudence : « Je veux croire que c’est le début d’un chemin où la paix n’est plus un vœu, mais un cadre. Les Congolais resteront vigilants, lucides et optimistes ».

Malgré l’optimisme affiché, l’accord est perçu comme porteur d’espoir, mais sous condition. Les populations et les opinions publiques des deux pays attendent désormais des actions vérifiables sur le terrain, notamment le retrait des groupes armés, le respect des souverainetés et la sécurité aux frontières, pour que ce « tournant » devienne réellement historique.

Félix MK | CONGOPROFOND.NET