Société
Tourisme domestique : une centaine d’enseignants sensibilisés à Lukunga
La salle Champagnet de l’Institut Bobokoli a servi de cadre pour une session de renforcement des capacités sur le tourisme domestique ce lundi 06 septembre 2021. Elle était organisée par « Tokende Africa » dans le cadre du projet » Mon pays, mon héritage ».
La coordinatrice de « Tokende Africa », Marie-Ange Lundu, explique les raisons du choix porté sur ces professionnels des craies. « Nous savons tous que les enseignants sont l’organe de base de l’éducation d’une nation. Quand un enfant quitte la maison, c’est l’enseignant qu’il rencontre. Voilà pourquoi nous avons songé discuter avec eux », a-t-elle expliqué.

Marie Ange Lundu a promis d’autres sessions de même nature dans d’autres parties de la capitale, voire toute l’étendue du territoire national. Elle a surtout souligné que l’actuelle formation est la deuxième. Lundu plaide pour que le cours sur le tourisme soit inséré dans le programme scolaire.
Les enseignants ayant pris par à cette première journée ont manifesté leur joie sur ces nouvelles matières apprises.
Pour l’enseignant Jean Malonga, professeur de Géographie à l’Institut Badiadingi, « Tokende Africa » a apporté un plus dans l’enseignement surtout pour les enseignants de géographie précisément dans le chapitre qui parle de la forêt et du tourisme.
» Ce que nous avons appris aujourd’hui est essentiel et nous allons chercher à contextualiser cela avec notre programme scolaire national. Nous pensons que nous allons nous améliorer », a-t-il laissé entendre.
Il est de noter que cette session de formation prend deux jours, soit de ce lundi 06 au mardi 07 septembre 2021. Le go a été donné par la sous-proved Ngaliema 3, Virginie ALEMBE. Les écoles ayant pris part sont l’Ep1, Ep2 et Ep4 BOBOKOLI, Marcelin Mobokoli et d’autres écoles de la place.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
