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Tony Mwaba aux encodeurs et « SAS » du SECOPE :  » Celui qui ne s’inscrira pas dans la voie du changement, sera désactivé ! « 

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Le ministre de l’enseignement primaire secondaire et technique, le Professeur Tony Mwaba Kazadi, a échangé ce lundi 13 septembre 2021 avec les encodeurs et les assistants principaux (SAS) du service de contrôle de paie des enseignants (SECOPE).

Pour une première rencontre depuis son avènement à la tête de ce ministère, le professeur Tony Mwaba a usé de pédagogie pour expliquer à ses interlocuteurs ce qu’il attend d’eux en terme de rendement du travail.

 » Je n’ai reçu mission de faire la chasse aux sorciers. Mon problème c’est qu’on arrive à réussir la mission et remplir l’agenda que j’ai à la tête de l’EPST. J’ai, dès ma prise de fonction, engagé le ministère sur la voie de la rupture d’avec les antivaleurs. Je vous invite à vous inscrire dans cette vision et à m’accompagner pour redresser le sous-secteur de l’EPST et pérenniser la gratuité. Ainsi je demande à chacun de faire son travail », a dit le ministre de l’EPST.

Le ministre a déploré le fait que certains administratifs préfèrent obéir à leurs mentors tout en fragilisant le travail en interne.

« Parmis vous, il y a ceux qui obéissent à leurs mentors. Je vous exhorte d’arrêter avec cette pratique et de vous inscrire réellement sur la voie du changement. Celui qui ne s’inscrira pas sera désactivé « , a martelé le ministre de l’EPST.

Le Professeur Tony Mwaba a indiqué qu’il sera très regardant et suivra désormais le travail de chaque province éducationnelle.

« J’ai la liste de tous les SAS et on va commencer à suivre ce qui se passe dans chaque province éducationnelle. Vous vous inscrivez, on évolue; vous ne vous inscrivez, je vous désactive et je remplace par quelqu’un d’autre ! « .

Le ministre de l’EPST a rappelé à l’attention des encodeurs et des SAS le dossier de la désactivation des écoles faite dans la précipitation dans certaines provinces éducationnelles, notamment dans les provinces éducationnelles de Tshangu, de Kwilu, Tshopo, Sud Ubangi , Kasaï oriental, Équateur, Sankuru, Kwango et Kasaï central alors que la commission mise en place n’avait pas encore fini son travail.

A la suite de cette situation qui a soulevé des vives réactions, le ministre a appelé les uns et les autres à bien faire chacun leur travail.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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