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Politique

Thèse de suicide de Chérubin Okende : Les Congolais très dubitatifs, incrédules et pessimistes !

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Firmin Mvondé, procureur général près la Cour de Cassation, a affirmé, ce jeudi 29 février 2024, face à la presse que le ministre honoraire des Transports Chérubin Okende « s’est donné la mort lui-même dans sa voiture ».

Selon les résultats des enquêtes sur la mort de cet ancien député national, ce dernier aurait laissé un message important qui aurait permis à la Cour de conclure à la thèse d’un suicide : « Je suis au bout du rouleau », aurait-il écrit sur son agenda, quelques jours avant sa mort.

À l’issue de cette déclaration du procureur général près la Cour de Cassation, la toile congolaise s’est enflammée par des réactions méfiantes.

 » Feu Chérubin Okende avait tiré la balle de l’extérieur puis s’est installé confortablement dans son véhicule pour l’attraper ? « , s’interroge un Congolais sur son compte X.

Par ailleurs, un autre pense que les résultats de cette enquête seraient  » une insulte à la famille biologique de Chérubin Okende « .

De son côté, un autre compatriote de feu Okende voit la réputation de cet acteur être salie :  » sa vie a été ôtée et maintenant c’est sa dignité « .

Dans la foulée de la déclaration des résultats de l’enquête, le Procureur Général près la Cour de Cassation a fait savoir que la suite de cette enquête visera à comprendre non pas l’identité de l’assassin, plutôt la cause qui serait la préoccupation de l’ancien porte-parole d’Ensemble de Moïse Katumbi.

Il sied de rappeler que son corps a été retrouvé, le 13 juillet 2023, criblé de balles dans son véhicule sur l’avenue des Poids Lourds à Kinshasa/Gombe.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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