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Thérèse Kayikwamba interroge la Communauté Internationale : « Jusqu’à quand le Rwanda continuera à abuser de votre Autorité ? »
Lors d’une session cruciale du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Ministre d’État en charge des Affaires Étrangères de la République Démocratique du Congo (RDC) a dénoncé les violations perpétrées par les Forces de Défense Rwandaises (RDF) et leurs alliés du M23. Elle a affirmé que ces forces avaient franchi les frontières congolaises, occupant des villes et chassant des civils de leurs foyers.
« Jusqu’à quand le Rwanda continuera-t-il d’abuser de votre respect et de votre autorité ? », a-t-elle lancé, appelant le Conseil à agir face à ce qu’elle a qualifié de « mépris flagrant » des normes internationales. Malgré des résolutions et des avertissements, le Rwanda semble persister dans ses agissements, allant jusqu’à bombarder des infrastructures civiles à Goma.
La Ministre a souligné que la vie de milliers de Congolais dépendait désormais des décisions prises par ce Conseil: « Nous ne sommes pas ici pour vous révéler ce que vous ne savez pas, mais pour vous demander d’agir avec courage et détermination. Les civils ne doivent pas être les otages de la machinerie politicienne », a-t-elle déclaré.
Elle a également signalé que les atrocités commises par le Rwanda ne se limitaient pas aux frontières congolaises. Des militaires sud-africains, malawites et uruguayens, engagés pour protéger les civils, ont également perdu la vie dans ce conflit. « N’est-ce pas une preuve suffisante pour que ce Conseil prenne des mesures ? », a-t-elle interrogé, soulignant la nécessité d’une réponse collective face à cette crise.
La Ministre a appelé à la solidarité internationale, invoquant les pays frères comme l’Angola, l’Afrique du Sud et l’Uruguay, qui soutiennent la RDC dans ce moment critique. Elle a insisté sur le fait que l’inaction du Conseil ne ferait qu’aggraver la situation, transformant cette crise en un exemple d’impuissance et d’indifférence.
« Laisser cette crise s’enliser revient à trahir l’esprit de solidarité internationale », a-t-elle averti.
Alors que la communauté internationale observe, la RDC se retrouve dans une situation décisive et urgente.
Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
