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Sports

Terrain de Gd à Lemba : la pelouse dégradée met en danger les jeunes footballeurs

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La pelouse synthétique du terrain de Gd, situé dans la commune de Lemba, est dans un état désastreux. Cette situation soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des joueurs, qui sont exposés à des blessures en raison de la dégradation de la surface. Les conséquences sur la santé des athlètes ne peuvent être ignorées, et il est impératif d’agir rapidement.

Le terrain de Gd est l’un des plus utilisés de Kinshasa, accueillant chaque semaine des matchs de championnat de division inférieure, des entraînements, ainsi que de nombreux matchs de loisirs, surtout le weekend. En plus des activités sportives, cet espace polyvalent est également le lieu de concerts musicaux, attirant un large public et renforçant son rôle central dans la vie culturelle de la commune. Cependant, l’état de la pelouse commence à poser un véritable problème pour tous les usagers.

La commune de Lemba a fixé le prix d’utilisation du terrain à 30 dollars pour les matchs de loisirs. Toutefois, des interrogations subsistent quant à la gestion de ces fonds. Les habitants s’interrogent sur la transparence de l’utilisation de cette somme et sur les mesures qui pourraient être mises en place pour améliorer l’infrastructure. La confiance des usagers dans la gestion de ces ressources est essentielle pour garantir un environnement sportif sûr.

Il convient également de rappeler que cette pelouse synthétique a été un don de Bruno Tshibala, ancien Premier ministre, à la jeunesse de Lemba, il y a environ six ans. À cette époque, cet acte avait été salué comme un pas en avant pour le développement sportif local. Aujourd’hui, cependant, il devient crucial de remplacer cette pelouse afin d’assurer un cadre sécuritaire pour les jeunes footballeurs et les autres utilisateurs.

Face à cette situation alarmante, il est urgent que les autorités locales prennent des mesures concrètes pour restaurer le terrain de Gd. Les jeunes de Lemba méritent de pratiquer leur passion sans craindre pour leur sécurité. L’avenir du football et des événements culturels de la commune dépend de la volonté des dirigeants d’agir rapidement pour garantir un espace de jeu et de loisirs sûr et accueillant pour tous.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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