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Tentative d’évasion à Makala : Le gouvernement fait son bilan, deux morts et d’importants dégâts matériels
Deux personnes ont été tuées et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés lors de la tentative d’évasion survenue dans la nuit de dimanche à lundi à la prison centrale de Makala, a annoncé le vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba, après une descente sur place.
« Nous rassurons notre population que la prison n’a pas été attaquée de l’extérieur. Il s’agit plutôt d’un mouvement de rébellion qui a débuté précisément au pavillon 4. Le bilan actuel fait état de deux morts. En termes de dégâts matériels, le dépôt de vivres a été incendié, tout comme le dispensaire et deux autres pavillons », a déclaré Samuel Mbemba Kabuya, vice-ministre de la Justice chargé du contentieux international.
La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP), par la voix de son président Emmanuel Adu Cole, a évoqué un bilan plus lourd, parlant de plusieurs morts, blessés et évasions. La FBCP a vivement critiqué la gestion de la prison, soulignant l’urgence de séparer les militaires des civils, une situation qu’elle juge exacerbant les tensions. Emmanuel Adu Cole a rappelé l’évasion massive de 2017, qui avait déjà entraîné de nombreuses pertes en vies humaines, pour insister sur la nécessité de cette séparation.
La prison de Makala, initialement conçue pour accueillir 1 500 détenus, est aujourd’hui gravement surpeuplée, conséquence de la croissance démographique de Kinshasa, dont la population avoisine désormais les 15 millions d’habitants. Début août, lors d’une visite à Makala, le ministre d’État, ministre de la Justice, Constant Mutamba, avait réaffirmé son engagement à désengorger cette prison et à construire une nouvelle structure moderne sur un site déjà identifié.
En réaction à l’incident, Constant Mutamba, qui se trouvait en itinérance à l’intérieur du pays, a qualifié les événements d’acte de sabotage prémédité. Il a affirmé que des enquêtes étaient en cours pour identifier et sanctionner sévèrement les responsables. « Une réponse implacable leur sera réservée », a-t-il déclaré.
En attendant les résultats des enquêtes, il a annoncé plusieurs mesures provisoires, notamment l’interdiction temporaire des transferts de détenus vers la prison de Makala sans autorisation, l’intensification du processus de désengorgement des prisons de Makala, Ndolo et d’autres établissements à travers le pays, ainsi que l’accélération du projet de construction d’une nouvelle prison en dehors de Kinshasa.
Le ministre a également salué l’intervention rapide des forces de l’ordre, qui a permis de maîtriser la situation et d’éviter une escalade de la violence.
ACTUALITE.CD
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Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé
Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.
Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours
Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.
Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.
Des inquiétudes pour sa santé
Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.
Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.
L’espoir d’un nouvel examen du dossier
La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.
Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.
Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
