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Tensions entre RDC/Rwanda, Élections 2023, lutte contre la corruption, etc. : Le secrétaire d’État Anthony Blinken bientôt à Kinshasa et Kigali
A en croire un communiqué officiel parvenu à CONGOPROFOND.NET, le secrétaire d’État américain Anthony J. Blinken se rendra au Cambodge, aux Philippines, en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et au Rwanda du 2 au 12 août 2022.
Durant deux jours, du 9 au 10 août, le secrétaire d’État sera à Kinshasa où il va s’entretenir avec des membres haut placés du gouvernement congolais et des membres de la société civile pour discuter de l’intérêt mutuel à assurer la tenue d’ »élections libres, inclusives et justes en 2023″, en promouvant le respect des droits de l’homme et en protégeant les libertés fondamentales.
Il se focalisera aussi sur la lutte contre la corruption, l’appui au commerce et aux investissements, les actions visant à faire face aux changements climatiques, l’accroissement de la résilience agricole, et il appuiera les efforts africains régionaux pour promouvoir la paix dans l’est de la RDC et l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Immédiatement après Kinshasa, le secrétaire d’État séjournera encore deux jours, du 10 au 12 août, à Kigali (Rwanda) où il s’entretiendra avec de hauts responsables du gouvernement rwandais et des membres de la société civile pour discuter de priorités communes, y compris les opérations de maintien de la paix. Le secrétaire d’État se concentrera sur le rôle que le Rwanda peut jouer dans la réduction des tensions et de la violence actuelle dans l’est de la RDC. Il soulèvera aussi des préoccupations relatives à la démocratie et aux droits de l’homme, comprenant la répression transnationale, la limitation de l’espace pour les opinions divergentes et l’opposition politique, et la détention injustifiée de Paul Rusesabagina, résident permanent légal aux États-Unis.
Notons que le secrétaire d’État Blinken séjournera d’abord Phnom Penh au Cambodge du 3 au 5 août pour participer à la réunion ministérielle États-Unis-ASEAN, à la réunion des ministres des affaires étrangères du Sommet de l’Asie du Sud-est et au Forum régional de l’ASEAN. À chaque réunion ministérielle, le secrétaire d’État soulignera l’engagement des États-Unis envers le rôle central de l’ASEAN et la mise en œuvre réussie des Perspectives de l’ASEAN sur la région indopacifique. Il traitera aussi de la pandémie du COVID-19, de la coopération économique, de la lutte contre les changements climatiques, de la crise au Myanmar et de la guerre menée par la Russie en
Ukraine.
Le secrétaire d’État aura des échanges bilatéraux avec le premier ministre cambodgien Hun Sen et le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères Prak Sokhonn pour discuter de l’appui des États-Unis à l’ASEAN et des efforts visant à renforcer nos relations bilatérales avec le Cambodge.
Le secrétaire d’État Blinken interagira également avec des anciens participants à l’Initiative des jeunes leaders d’Asie du Sud-est.
À Manille, aux Philippines, le 6 août, le secrétaire d’État s’entretiendra avec le président Ferdinand Romualdez Marcos Jr et le secrétaire aux affaires étrangères Enrique Manolo pour discuter des efforts bilatéraux visant à renforcer l’alliance conclue par les États-Unis et les Philippines, notamment par le biais d’une coopération accrue en matière d’énergie, de commerce et d’investissements, en promouvant nos valeurs démocratiques partagées et la relance consécutive à la pandémie.
Le secrétaire d’État Blinken séjournera ensuite en Afrique du Sud du 7 au 9 août. Le secrétaire d’État lancera la Stratégie pour l’Afrique sub-saharienne, qui renforce le point de vue des États-Unis selon lequel les pays africains sont des acteurs géostratégiques et des partenaires importants à l’égard des questions les plus urgentes de notre temps, allant de la promotion d’un système international ouvert et stable, aux actions visant à faire face aux effets des changements climatiques, à l’insécurité alimentaire et aux pandémies mondiales, en passant par le façonnement de notre avenir technologique et économique.
À Pretoria, il dirigera la délégation américaine au Dialogue stratégique entre les États-Unis et l’Afrique du Sud pour renforcer et approfondir notre engagement envers la coopération bilatérale au sujet des problèmes mondiaux ainsi qu’un large éventail de priorités communes comprenant la santé, les infrastructures, le commerce et les investissements, et le climat. À Johannesburg, il participera à la célébration de la Journée nationale sud-africaine de la femme.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
