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Tension ce dimanche à Kasumbalesa : Colère chez les requérants non enrôlés qui exigent la réouverture des centres !
Fermeture des centres d’inscription et d’enrôlement des électeurs dans le Haut-Katanga, précisément à Kasumbalesa, dans le territoire de Sakania, ce samedi 08 avril 2023 à 17 heures.
Une décision à la base d’une vive tension ce dimanche 09 avril 2023 dans ces sites trouvés fermés par les requérants détenant leurs jetons mais toujours non enrôlés.
» Tôt matin nous avons vécu la situation inhabituelle aux différents centres d’inscription et d’enrôlement des électeurs ici chez nous à Kasumbalesa, dans la circonscription électorale de Sakania. Nous avons trouvé les portes fermées sans aucune autre explication et pourtant nous avons des jetons pour l’obtention des cartes d’électeurs. Pourquoi la CENI nous prive nos droits ? , Nous ne sommes pas Congolais pour avoir des cartes ? » , déclare un requérant dans un centre.
Sous le fait de la colère, ces requérants ont pris d’assaut la route principale en direction de la mairie pour exiger la réouverture des centres afin qu’ils obtiennent les cartes.
Sur place, ils ont été calmés par certaines autorités policières qui ont promis de s’investir pour que les centres soient reouverts.
Autre chose, les requérants se plaignent de monnayage même des jetons. Certains ont déboursé 10.000 FC, 15.000 FC voire 20.000 FC, mais au finish ils sont sans carte.
Tous nos efforts fournis pour avoir le chef d’antenne de la CENI SAKANIA n’ont pas donné des résultats.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
