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Tennis de table : le circuit mondial junior et cadet lancé à Kinshasa avec 8 pays
La Fédération de Tennis de Table du Congo, FTTC, accueille pour la première fois à Kinshasa, capitale de la RDC, le circuit Mondial Junior et Cadet, du 04 au 08 mars, au salon Congo à Pullman Hôtel, ainsi avait décidé la Fédération Internationale de Tennis de Table, ITTF. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce mercredi 04 mars 2020.
Sur 12 pays qui devaient participer à cette édition, 8 seulement ont répondu présent le jour d’ouverture, à savoir la RDC, l’Angola, le Burundi, le Congo Brazzaville, la Hongrie, le Togo, la RCA et l’île Maurice.

Selon la FTTC, c’est grâce aux rapports de différents délégués des épreuves organisées à Kinshasa, entre autres, la coupe d’Afrique en 1991, les multiples championnats d’Afrique centrale de 1989, le championnat d’Afrique des Nations en 2008, les épreuves Hopes africaines en 2019 ainsi que l’évolution des athlètes de la RDC et la capacité organisationnelle des événements plus professionnels que l’instance internationale a conclu que la RDC était désormais mature pour accueillir un tel événement.
« Sur les 12 délégations, 8 sont présentes, je suis très satisfait des conditions que nous organisons ce circuit. Quant à la RDC, les meilleurs athlètes sont classés dans toutes les catégories. L’ambition est d’obtenir, d’ici 2028, au moins une médaille olympique. C’est pourquoi nous investissons plus sur les cadets, les hopes et chez les juniors. Ce genre des compétitions permet vraiment de relever le niveau et de gagner les places dans le Ranking. Dans le ranking mondial, la RDC a 34 athlètes. Mais pour cette compétition, nous avons aligner 54 athlètes; s’ils gagnent, il peuvent bien avancer dans le Ranking mondial », a dit le président de la Fédération de Tennis de Table du Congo, Saint Mathieu Mwana Mbuta, également directeur du circuit
Plusieurs épreuves sont annoncées dans cette compétition, simple junior, garçons et filles, par équipes juniors garçon et filles, double junior garçon et files, etc.

Le vainqueur dans l’épreuve Junior garçon aura un cachet de 1200 $, le finaliste 750$ et 400 dollars pour les demi-finalistes.
Notons que cette compétition est organisée sous le haut patronage du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a dit que l’année 2020 est une année d’actions et la Fédération s’est inscrite dans cette optique.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?
Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.
Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.
Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.
Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.
Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.
Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.
Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
