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Tennis de table/3e Master international : la RDC partage le titre avec le Congo
C’est ce dimanche 25 novembre 2018 que s’est clôturé la 3e édition du Master International organisée par la Fédération congolaise de tennis de table à l’école Mafraland dans la commune de la Gombe.
Au total, six nations du continent africain ont participé à cette compétition, à savoir la RDC (Hôte), le Burundi, l’Angola, le Togo et le Congo.
La coupe a été partagée par deux nations ( la RDC et le Congo Brazzaville) dans le deux versions.
Chez le dames Litobaka Amma de la RDC et chez les messieurs, Bienatiki Christ du Congo.
Au cours de cette compétition continentale extrêmement plaisante, soutenue par la fédération congolaise de tennis de table, l’ambiance et le climat de faire-play ont été au rendez-vous. Dans un programme élargi en deux jours, la soirée de samedi 24 et la matinée du dimanche 25 novembre ont servi pour les séances qualificatives exprimées en phase de poule et quarts-de-finales
Après cette session, place aux demi-finales chez les messieurs opposant Nyoh Ofon Derek du Cameroun à Akakpo Désiré qui va rapidement et facilement marcher sur son adversaire camerounais par 4 sets à 0 soit (11-9, 11-8, 11-8, 11-8).
Dans l’autre demi-finale, Bienatiki Henri du Congo a eu raison de Kassa Gédéon de la RDC par 4 sets à 1 soit (12-10, 13-15, 14-12, 11-4, 11-8).
En finale messieurs qui a opposé Bienatiki Henri à Akakpo Désire, entre vitesse et précision, c’est la vitesse de Bienatiki qui l’emporte par 4 sets à 1 ou (11-8, 15-13, 4-11, 12-10, 11-8).
Chez les dames les demi-finales ont opposé Amegee Eli du Togo à Litobaka Amma de la RDC, remportée par la Congolaise par 4 sets à 0 ou (7-11, 6-11, 7-11, 5-11).
Dans l’autre demi-finale 100% kinoise opposant Mongondi Dacha à Nzangani Cynthia, ladite rencontre a mis fin au règne de Dacha dans cette édition du tournoi par exclusion.
L’athlète écope de deux cartons jaunes synonyme du carton rouge. À savoir que le règlement du jeu interdit de taper sur la table et l’athlète congolaise Dacha aurait taper à deux reprises sur la table.
À noter que le match tournait en faveur de Cynthia qui menait par 2 sets à 0 soit (6-11, 11-8, 11-13, 5-11, 12-10).
Et en finale Litobaka Amma s’est imposée devant Nzangani Cynthia par 4 sets à 1 ou (10-12, 11-2, 11-9, 11-9, 10-12).
En dépit de cette 3e édition du Masters 2018, les trophées des champions ont été accompagnés d’une enveloppe à partir des quarts de finaliste jusqu’au sommet. Dix milles dollars pour chaque camp dames et messieurs. 1er avec 2000 $, 2e 1000$, 3e et 4e 500$, du 5e au 8e 250$.
Signalons que le championnat junior s’était achevé le samedi 24 novembre dernier avec comme vainqueur chez les dames Gamago Francelle du Congo et chez les Messieurs Mbongia Christian de la RDC.
Selon le président de la Fédération congolaise de tennis de table, Saint Mathieu Mwana Mbuta, les enveloppes de cagnottes n’étaient pas prévues pour les juniors, mais la fédération internationale de Tennis de table les a imposées pour les encourager. 250$ aux deux vainqueurs monsieur et dame.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
