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TENASOSP 2025 : Plus de 38.000 élèves du Kasaï à l’épreuve du test national d’orientation

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Le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnel (TENASOSP) a débuté ce jeudi 17 juillet 2025 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Dans la province du Kasaï, c’est le gouverneur, Maître Crispin Mukendi Bukasa, qui a procédé au lancement officiel de cette session, au Lycée Disanka, situé dans la commune de Dibumba 2, à Tshikapa.

Au total, 38.704 élèves, dont 18 808 filles, prennent part à ces épreuves dans la province éducationnelle Kasaï 1. Ils sont répartis dans 149 centres, selon les statistiques fournies par les services techniques de ladite province.

Le directeur provincial ad intérim de la province éducationnelle Kasaï 1, Marc Makungu, a rappelé que le TENASOSP vise à sanctionner la fin du cycle terminal de l’éducation de base, à orienter les élèves selon leurs aptitudes intellectuelles, à dégager leur profil psychologique et à mieux gérer le flux scolaire après la 8ᵉ année.

Dans son allocution, le gouverneur Crispin Mukendi a encouragé les élèves à faire preuve de concentration et de sérénité, en s’appuyant sur les connaissances acquises tout au long de leur parcours scolaire. Il a également annoncé que les élèves qui obtiendront une note égale ou supérieure à 80 % bénéficieront d’une prise en charge spéciale, en guise de reconnaissance de leur excellence.

Le TENASOSP se déroule sur deux jours. La première journée est consacrée aux sciences de la vie et de la terre, aux sciences physiques, aux technologies de l’information et de la communication, ainsi qu’au test d’intérêt. La seconde journée porte sur les langues, l’univers social, l’environnement et le test d’aptitude.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les autorités pour améliorer la qualité de l’enseignement et garantir une orientation scolaire objective et équitable.

Clémentus Lusamba/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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