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TENASOSP 2025 : Fini le suspens à Kinshasa, les frais de numérisation sont supprimés

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Le Ministre Provincial de l’Education et Nouvelle Citoyenneté, Jeanot Canon Larose, à travers un communiqué daté du 21 mai 2025 et dont copie est parvenue, le même jour, à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, a mis fin à la confusion créée par certains responsables de ce sous secteur, sur les frais de participation au Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle ( TENASOSP), destiné aux élèves de 8ème secondaire.

En effet, fixés à 26.000 FC, ces frais ont été majorés à Kinshasa à 36.000 FC, à cause de l’opération de numérisation des élèves que l’Inspection voulait intoduire comme innovation, au cours de cette quatrième édition du TENASOSP, prévue du 17 au 18 juillet prochains.

Sans instruction officielle de l’autorité compétente en matière de fixation des frais de scolarité, certains Inspecteurs Principaux provinciaux (IPP) de Kinshasa, en collaboration avec les Directeurs provinciaux (PROVED), ont voulu procéder à la numérisation de ces élèves finalistes de l’Education de base, comme cela se fait à l’Examen d’Etat. Des projets des listes codées (E.02) sur flash disc et en version imprimée, ont même été exigés aux chefs d’établissements.

La numérisation, convient-il de souligner, est la saisie, puis la conservation dans la base des données de l’Inspection Générale, des éléments d’identité de chaque élève.

Le communiqué officiel sus-évoqué vient de clore le débat autour du montant à payer à titre des frais de participation et ne fait nullement mention à ladite opération qui devrait coûter 10.000 FC de plus, à chaque élève.

Du côté des écoles, la nouvelle a été accueillie avec joie.

 » _Le récent communiqué du Ministère provincial de l’Education et Nouvelle Citoyenneté, bien qu’en retard, apporte une précision de taille et nous épargne des tiraillements avec l’Inspection. Nous nous en réjouissons, car il met fin à la confusion qui a régné autour des frais à payer_ « , a déclaré un chef d’établissement de la commune de N’djili.

Néanmoins, puisque les parents avaient déjà commencé à payer le montant de 36.000 FC, que feront les écoles du surplus perçu ?

Astride Nambuyi Makengo, Directeur Provincial de Kinshasa -Mont/Amba, qui du reste n’avait donné aucune instruction à ce sujet, demande aux écoles de rembourser le trop perçu aux parents.

Reste à savoir si les chefs d’établissements opteront pour le remboursement ou la compassion avec les frais scolaires, étant donné que certains parents se distinguent dans l’insolvabilité.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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