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Télécoms: le spectre d’une hausse fulgurante des services téléphoniques guette la RDC
C’est depuis le 11 décembre 2018 qu’un
décret fixant les modalités de calcul et des taux des revenus de prestations de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPTC) est entré en vigueur en RD Congo.
Cet acte, indiquent les experts du gouvernement, va permettre le renforcement du contrôle des flux téléphoniques des opérateurs du secteur des télécommunications, et la lutte contre la fraude fiscale.
Cependant, d’autres experts, contactés par CONGOPROFOND.NET, soulignent que la principale conséquence de cette décision est la hausse de la pression fiscale de 27% et des prix des appels de 60% .
En clair, le Décret dit » Tshibala » active une nouvelle redevance de contrôle de flux téléphoniques avec trois différents taux.
D’abord, le taux de 1,15 cents USD par minute sur tous les appels sortants intra-réseaux, inter-réseaux, internationaux générées par chaque société. Ensuite, celui de 1 cent USD par message sortant intra-réseaux, inter-réseau et internationaux générés. Et enfin, celui de 5% à prélevér sur les revenus bruts générés par le service de données internet.
Les simulations de l’application de ces taux, par rapport aux résultats de revenus collectés par les télécoms au deuxième trimestre 2018, indiquent clairement, d’après des experts, que la pression de la fiscalité imposée aux opérateurs de ce secteur va augmenter de 27%.
Pour ne pas enregistrer des pertes qui résulteraient de l’application de ces taux de redevance, des sources bien informées ont révélé que les sociétés de télécommunications s’apprêtent à augmenter de 60% les prix des services téléphoniques en RDC. » Ainsi, une carte de crédit de 10 USD coûterait désormais 16 USD. De même que toutes les recharges comptant pour l’utilisation d’internet, appels vocaux et des SMS », a fait savoir un spécialiste.
Somme toute, face au faible pouvoir d’achat des Congolais, il y a à craindre, non seulement, la baisse de consommation du fait de la cherté de services téléphoniques, mais celles des recettes de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET