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Telecoms : Augustin Kibasa explique le projet RAM et les NTIC aux élus nationaux

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Le ministre des Postes, Téléphones et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kibasa Maliba, a répondu, le jeudi 12 novembre 2020 à Kinshasa, aux préoccupations soulevées par les députés nationaux membres de la commission Aménagement du territoire, Infrastructures et Nouvelles technologies de l’information et de la Communication de l’Assemblée nationale.

Interpellé le lundi 09 novembre dernier à la chambre basse du Parlement, Augustin Kibassa Maliba disposait de 72 heures pour répondre aux questions relatives au projet RAM, à la Poste, aux Télécoms et aux nouvelles technologies. À cette occasion, le patron des PT-NTIC a été accompagné d’une forte délégation composée, notamment, du responsable de l’Autorité de Régulation des Postes, Télécommunication du Congo (ARPTC), de la directrice générale adjointe de la Société congolaise des postes, télécommunications (SCPT), du secrétaire général aux PT-NTIC et certains de ses conseillers.

Le patron des PTNTIC a dit avoir rencontré de manière générale les questions des élus. « Nous avons déployé ici notre vision sur la poste, qui est un accès sur plusieurs valeurs ajoutées que nous devons absolument implémenter et c’est tout à fait faisable. Nous devons aussi voir un peu comment accompagner la poste, parce que vous devez savoir que la poste a énormément des problèmes qui sont spécialement liés au fait que, c’est une entreprise de l’Etat, mais qui ne reçoit pas des subventions, qui ne reçoit pas des financements. La conséquence, c’est l’image plus au moins déplorable que nous avons aujourd’hui, et je crois que sur ce point précis, nous avons eu le soutien des honorables députés qui sont justement les autorités budgétaires, alors ça fait que nous avons quand même eu leur soutient sur ce point précis », a affirmé devant la presse le Ministre des PT-NTIC.

Et d’ajouter : « En tout cas, j’ai pris le temps de travailler en profondeur en toute sérénité et sincérité sur toutes les questions et je pars vraiment tout à fait tranquille ».

S’agissant des questions liées au Registre des appareils mobiles (RAM), Augustin Kibassa Maliba a rappelé que le RAM est une recommandation de l’Union Internationale de Télécommunications dont la République démocratique du Congo fait partie.

« Et nous devons nous adapter à l’évolution de la technologie. Nous avons voulu justement nous mettre au diapason, mais il y a plusieurs problèmes : il y a le problème des téléphones, vous devez savoir qu’en RDC, il y a les téléphones mal faits qui entrent et qui ont une incidence sur la santé. Et que pour nous, il est question aussi de protéger les propriétaires de téléphones. Ce système permet de localiser le téléphone parce que vous savez, généralement, on localise la SIM. J’ai dis aux honorables députés que la RAM viendrait avec la géolocalisation. Vous savez tous ce qui a comme problème à travers la République en terme d’insécurité liée à l’utilisation des téléphones. Et donc, ce service nous aidera à géo localiser. Nous allons travailler en intelligence avec le ministère de l’Intérieur et les Services de sécurité pour pouvoir agir plus rapidement sur les malfrats. Ça se passait beaucoup plus à l’Est et ça s’est passé récemment à Kinshasa. Donc, on s’est dit qu’il faut quant même qu’on arrive, de ce point de vu là, à trouver des solutions qui permettraient que nous puissions avancer », a expliqué Augustin Kibassa.

Quant à ceux qui fustigent les frais à payer pour le RAM, le ministre de PT-NTIC a souligné que cela est moins coûteux par rapport à d’autres pays. « Je sais que c’est la douleur du fait qu’on doit payer pour ça, vous savez la technologie coûte cher. Ce que nous payons ici par rapport à d’autres pays, je crois que c’est nettement minime. Nous nous sommes vraiment adaptés à la réalité de notre pays. C’est vrai que ça fait mal, c’est une décision difficile, je dois le dire, je n’étais pas distrait quand je la prenais, c’est une décision qui n’est pas populaire. Mais rassurez-vous que c’est une décision qui est très responsable », a-t-il confié.

« La RDC est à la croisée des chemins sur la voie de son développement économique numérique. Pour réussir notre transition digitale, des bases solides et fiables doivent être mises en place, afin que le concept du numérique et son vécu palpable se développent et mûrissent, non seulement à Kinshasa, mais aussi dans d’autres villes et territoires du pays. Ainsi, notre stratégie repose sur les infrastructures, socle du développement du numérique et la poste moderne qui est au centre de l’essor du numérique », a conclu le ministre en rapport avec la politique du secteur des PT-NTIC.

Après son intervention, le député national Modero Nsimba, premier vice-président de la commission Aménagement du territoire, Infrastructures et NTIC de l’Assemblée nationale, a fait un commentaire. « Les réponses du Ministre ont été très techniques. Nous les avons confiées à la sous- commission pour pouvoir les examiner avant d’élaborer notre rapport à adresser au bureau de l’Assemblée nationale qui le soumettra à la grande plénière », a indiqué cet élu de Moanda dans la province du Kongo Central.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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