Actualité
Tapage diurne et nocturne : le journaliste Achille Kadima interpelle Gode Mpoyi
Achille Kadima, journaliste et directeur général de l’hebdomadaire « Africanews », a dans un message de protestation partagé sur les réseaux sociaux interpellé, le président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, sur le tapage diurne et nocturne.
Selon Achille Kadima, le président de l’APK a, dans sa parcelle, placé une machine à fabriquer des briques qui occasionne des bruits étourdissants. Cet engin met parfois des élèves et étudiants mal à l’aise, les empêchant même de réviser leurs notes. En plus, une maternité est juste placée tout près de la parcelle du président de l’APK.
Citoyen kinois, Achille Kadima Mulamba appelle Gode Mpoyi au respect de ses devoirs de pasteur, d’élu provincial et de dirigeant politique.
Voici par ailleurs, l’intégralité de sa lettre de protestation :
PROTESTATION
Bonjour Honorable Godé MPOYI KADIMA
Je m’appelle Achille KADIMA MULAMBA. Mon domicile jouxte votre parcelle sise 7ème Rue, Quartier Maziba (Debonhomme) dans la Commune de Matete.
Je proteste contre le tapage diurne et nocturne occasionné par les bruits étourdissants émis par la machine à fabriquer les briques que vous y avez installée.
Ce tapage maintes fois déploré est préjudiciable à nos familles et tend à torpiller les mesures interdisant la nuisance sonore initiées par le gouvernement provincial de Kinshasa, émanation de l’Assemblée provinciale dont vous dirigez le Bureau.
Êtes-vous conscient du désastre causé à nos enfants écoliers pendant cette période des examens du 1er trimestre?
Êtes-vous conscient du préjudice que ces bruits causent à nos enfants étudiants, empêchés de revoir leurs cours en toute quiétude?
Ne redoutez-vous pas une éventuelle plainte de ses enfants devant une juridiction compétente?
Dois-je vous rappeler que votre parcelle se situe à un jet de salive d’une Maternité où des nouveaux nés, y compris des prématurés, sont internés?
Ces femmes qui viennent donner vie aux citoyens de Kinshasa, dont vous êtes appelé à défendre les intérêts, n’ont-elles pas droit à un environment épargné de pollution sonore?
Puisque la Police en face de votre parcelle craint de vous interpeller par peur des représailles, je prends mes responsabilités de citoyen kinois et en appelle au respect par vous de vos devoirs de pasteur, élu provincial et dirigeant politique.
Permettez-moi de vous rappeler, en guise de chute, qu’en votre deuxième qualité d’administré, vous n’êtes pas au-dessus de la décision du gouvernement provincial interdisant la nuisance sonore dans la Ville.
Achille Kadima Mulamba/Journaliste
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale
La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.
Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.
Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.
Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.
Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.
Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.
Junior Kasamba
