Sports
Tanzanie : Le congolais Ley Matampi et Coastal United se séparent !
Au soir de sa carrière professionnelle, le portier international congolais Ley Matampi et la formation Tanzanienne de Coastal United se sont séparés amiablement, ce mardi 10 décembre 2024. Cette information est rapportée par le quotidien Tanzanien « MwanaSpoti » ainsi que l’Union des footballeurs du Congo (UFC).
D’après ces sources citées ci-haut, le Léopard congolais âgé de 35-36 ans, Matampi Vumi Ley a obtenu sa lettre de libération et son billet d’avion pour regagner en toute quiétude son pays natal, à savoir la RDC.

Cette séparation est justifiée par le non paiement à temps des arriérés du joueur, qui n’a pas hésité de demander la résiliation de son contrat qui courrait jusqu’à la fin de l’exercice 2024-25.
Après un arrangement à l’amiable avec Coastal Union, équipe évoluant en Première division du championnat tanzanien, la direction de ladite formation n’a pas manqué à remercier l’ancien gardien du TP Mazembe et FC Saint-Eloi Lupopo de Lubumbashi en ces termes : ” Nous avons trouvé un accord entre notre club et le gardien Ley Matampi pour mettre fin aux services des deux équipes. Votre expérience a contribué à un grand pourcentage de notre succès la saison dernière. Nous vous souhaitons plus de bonheur et de réussite dans votre vie ”, lit-on sur les réseaux sociaux du club rouge et noir.
Pour sa part, Ley Matampi a tenu à remercier l’Union des footballeurs du Congo, suite à son implication du début jusque-là à la fin de ce dossier. Arrivé au mois d’août dernier à Coastal Union Football Club, après son départ de Bazano, Ley Matampi avait réalisé une saison remarquable dès son arrivée. Vainqueur du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN Rwanda 2016), Ley Matampi a évolué dans plusieurs grands clubs congolais.

Il s’agit, entre autres, du Tout-puissant Mazembe, l’AS V Club, le Daring Club Motema Pembe, le FC Saint-Éloi Lupopo, le FC Renaissance, et la Jeunesse Sportive Groupe Bazano.
Pour sa première expérience en Ligi Kuu Bara, saison 2023-24 (D1 Tanzanienne), Matampi a remporté le prix de meilleur, renversant Djigui Diarra de Young Africans qui l’a raflé pendant deux saisons consécutives.
Cedrick Sadiki Mbala
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
