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Tanzanie/Arusha : Retraite de haut niveau de la Communauté de l’Afrique de l’est pour le sommet sur le marché commun
Arusha la capitale de la Tanzanie abrite du 21 au 22 juillet 2022 le 22e sommet ordinaire des chefs d’états de la communauté de l’Afrique de l’Est – CAE.
Durant 48 heures, les chefs d’états devront délibérer sur quelques résolutions relatives aux 11 ans de réalisations des engagements du protocole du marché commun de la communauté de l’Afrique de l’Est mais aussi accélérer le processus visant à faciliter les mouvements des citoyens membres de la communauté.
11 ans quel bilan ?
11 ans du Marché commun de la CAE, quels sont les progrès accomplis ?Comment la Communauté peut-elle résoudre collectivement les défis afin d’accélérer la réalisation du Marché commun et de la Vision 2050 de la CAE ? Voilà les grandes lignes sur lesquelles s’articuleront les échanges durant cette rencontre des chefs d’états de la CAE.
Déjà il importe de noter que quelques grands pas ont été franchis, notamment la création d’une association des bourses d’Afrique de l’Est – avec pour objectif de pouvoir intégrer les marchés de capitaux dans la région. Mais aussi la conclusion d’accords de reconnaissance mutuelle dans les domaines de la comptabilité, de l’ingénierie, de l’architecture et de la médecine vétérinaire – visant ainsi à faciliter la circulation des professionnels.
Le marché commun de la CAE a également enregistrée des gains notables au cours des 11 dernières années. Il s’agit de la résolution de suppression de plus de 245 barrières non tarifaires, de l’harmonisation de 1 920 normes/standards, la mise en place d’un tarif extérieur commun et également la mise en place du territoire douanier unique.
Les États partenaires de la CAE ont également éliminé les droits de douane internes sur les marchandises produites localement, ce qui devrait « entraîner une croissance du commerce intra-CAE de 3,72 milliards de dollars en 2010 contre 5,9 milliards de dollars en 2020 », a fait savoir le secrétaire général de la CAE Dr. Peter MUTUKU Mathuki, lors d’une interview.
Abordant dans un autre volet, Rebecca ALITWALA Kadaga, première vice première ministre ougandaise et ministre déléguée a la CAE a relevé le fait qu’un « certain nombre de professions n’ont pas encore d’accords de reconnaissance mutuelle» vu que « certaines législations nationales ne sont pas encore alignées sur les protocoles », a-t-elle renchérit tout en proposant une harmonisation sur la question.
Pour rappel, la CAE s’est élargi depuis le 11.07.2022 avec l’adhésion effective de la RDC, le plus grand pays francophone de l’Afrique faisant d’elle le 7e état membre. Une adhésion qui selon des observateurs apportera un boom économique vu sa démographie.
Par Claudia I. N
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
