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Tanganyika/Moba : Controverse autour du contrôle, par l’ANR, des détenteurs de moteurs hors-bord

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L’Agence Nationale de Renseignement, (A.N.R) a lancé depuis le début de cette année, une opération d’identification des détenteurs de moteurs hors-bord, dans le territoire de Moba.

A travers la fiche d’identification émise pour cette opération par le Chef de poste de l’ANR de Moba et dont la copie est parvenue à la rédaction du CONGOPROFOND. NET, nous avons noté les éléments faisant l’objet de cette identification.

Il s’agit de la date et lieu d’enregistrement, du nom et post-nom du propriétaire, de son adresse actuelle, de la marque et du numéro du moteur, de sa puissance, du lieu, de la date, de l’année et du pays d’achat.

Ce contrôle, lit-on dans ledit document, est annuel. Il y est clairement stipulé que le contrôle sur le moteur se fera chaque année.

Aussi, le propriétaire, a-t-il l’obligation, en cas de vente, de signaler à l’ANR.

Cependant, au regard des multiples cas de tracasserie signalés à travers le Congo profond, par les différents services de l’Etat dont l’ANR, la question est celle de savoir si ce contrôle rentre bien dans ses prérogatives, au moment où le hors-bord constitue un moyen de transport.

A ce titre, son activité doit logiquement être réglementée par le Ministère des Transports et voies de communication.

Sur le plan technique, l’Agence Nationale de renseignement ne dispose d’aucune compétence pour créditer un hors-bord.

Les autorités politico-administratives doivent s’impliquer dans ce dossier pour clarifier les compétences de chaque service dans ce domaine.

Signalons en passant en date du 12 février 2022 à 2 heures du matin, un bureau de l’ANR a été incendié à Kala, dans le chef-lieu de la chefferie de Kasumbalesa, à 25 km à l’ouest du territoire de Moba, par la population exaspérée des tracasseries.

Jules KISEMA/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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