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Tanganyika/Moba : Controverse autour du contrôle, par l’ANR, des détenteurs de moteurs hors-bord

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L’Agence Nationale de Renseignement, (A.N.R) a lancé depuis le début de cette année, une opération d’identification des détenteurs de moteurs hors-bord, dans le territoire de Moba.

A travers la fiche d’identification émise pour cette opération par le Chef de poste de l’ANR de Moba et dont la copie est parvenue à la rédaction du CONGOPROFOND. NET, nous avons noté les éléments faisant l’objet de cette identification.

Il s’agit de la date et lieu d’enregistrement, du nom et post-nom du propriétaire, de son adresse actuelle, de la marque et du numéro du moteur, de sa puissance, du lieu, de la date, de l’année et du pays d’achat.

Ce contrôle, lit-on dans ledit document, est annuel. Il y est clairement stipulé que le contrôle sur le moteur se fera chaque année.

Aussi, le propriétaire, a-t-il l’obligation, en cas de vente, de signaler à l’ANR.

Cependant, au regard des multiples cas de tracasserie signalés à travers le Congo profond, par les différents services de l’Etat dont l’ANR, la question est celle de savoir si ce contrôle rentre bien dans ses prérogatives, au moment où le hors-bord constitue un moyen de transport.

A ce titre, son activité doit logiquement être réglementée par le Ministère des Transports et voies de communication.

Sur le plan technique, l’Agence Nationale de renseignement ne dispose d’aucune compétence pour créditer un hors-bord.

Les autorités politico-administratives doivent s’impliquer dans ce dossier pour clarifier les compétences de chaque service dans ce domaine.

Signalons en passant en date du 12 février 2022 à 2 heures du matin, un bureau de l’ANR a été incendié à Kala, dans le chef-lieu de la chefferie de Kasumbalesa, à 25 km à l’ouest du territoire de Moba, par la population exaspérée des tracasseries.

Jules KISEMA/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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