À la Une
Tanganyika : candidat gouverneur, Joseph Mulunda promet de s’atteler sur la priorité d’ouvrir la province à la coopération avec le pouvoir central
Jeune, ambitieux et soucieux du décollage de sa province natale, le Tanganyika, Joseph Mulunda se dit résolument décidé de s’engager de manière indéfectible à consacrer toute sa vie à servir son peuple du Tanganyika en particulier, et de la République en général. Avocat de son état, apte et expérimenté en politique, il affirme maîtriser les rouages de la politique de sa province.
Se sentant capable de prendre les commandes de la province du Tanganyika, afin d’imprimer ses marques de valeur, il affirme connaître les différents défis auxquels le Tanganyika fait face. D’où sa décision de postuler à la tête du gouvernorat du Tanganyika.
Dans un entretien accordé à CONGOPROFOND.NET, ce samedi 18 septembre 2021, le candidat gouverneur promet de s’atteler sur la priorité d’ouvrir la province à la coopération avec le pouvoir central.
« Une fois élu, la première priorité sur laquelle je vais m’atteler, sera celle d’ouvrir la province à la coopération avec le pouvoir central; parce que ma province, pendant ces deux dernières années, était dans une espèce d’isolement compte tenu de l’anachronisme de la vision entre l’exécutif provincial, et les institutions nationales, en l’occurrence ici, le président de la République, qui est porteur d’une vision qui place d’abord le Peuple en avant », a-t-il déclaré en substance.
Le président du collectif des jeunes leaders du Tanganyika (COJELTA), dit qu’il se mettra très rapidement en harmonie avec les institutions nationales, afin que sa province bénéficie de l’accompagnement du président de la République, du chef du gouvernement Sama, sur un bon nombre de projets, qui sont, soit en exécution, soit ceux qu’il faudra exécuter au nom du peuple Tanganyikais.
En sa qualité du chef de l’exécutif provincial, il fera de tout son mieux pour remettre en confiance, toute la notabilité de sa province, sans exception aucune.
« Une fois élu gouverneur du Tanganyika, nous allons ouvrir l’exécutif à toute la notabilité ; je sous-entends ici : les sénateurs, les députés nationaux et provinciaux, qui sont des personnalités de premier plan, car on ne peut pas travailler sans tenir compte de cette notabilité, à laquelle il faut ajouter nos vénérables chefs coutumiers, la société civile, les chefs religieux et d’autres leaders d’opinions, qui ont voix au chapitre, dans la gestion de la province », confirme-t-il.
Me MULUNDA renseigne que sa troisième priorité une fois qu’il accède à la tête de l’exécutif provincial du Tanganyika, c’est la consolidation de la paix.
« Ma troisième priorité sera la consolidation de la paix et la tranquillité sur l’ensemble de ma province, parce que sans la paix, il est impossible que nous puissions entreprendre quoi que ce soit; Nous allons nous engager à consolider la cohabitation pacifique des communautés; nous allons nous engager à la réconciliation entre les « Ntua » et les « Bantous » et toutes les autres communautés de ma province. Nous n’allons pas en tout cas transiger avec la réconciliation ou avec la paix », nous dit-il au cours de notre entretien.
Il n’y a pas que ça comme priorités sur lesquelles le coordonnateur national de l’Asbl « Nyota ya Tanganyika » voudrait bien s’atteler une fois élu gouverneur du Tanganyika. Il est conscient que certains coins de la province du Tanganyika ne vivent pas l’autorité de l’État. Ces coins subissent une insécurité incontrôlée. Pour cela, il promet également consolider la présence de l’autorité de l’État.
« Une fois je passe gouverneur du Tanganyika, ma province, je m’attelerai beaucoup sur la priorité de consolider la présence de l’autorité de l’État, surtout dans les zones les plus insécurisées, notamment le territoire de Nyunzu, de Kalemie et de Moba, où il y a toujours des petits pépins entre les Congolais et les Zambiens. Et ça, c’est pour permettre à la population de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes dans la tranquillité de l’esprit », s’est-il expliqué.
Joseph Mulunda annonce aussi l’harmonisation du climat des affaires dans le Tanganyika, de manière à permettre aux opérateurs économiques de se sentir plus ou moins aérés, de ne pas être trop soumis à des impôts, parce que dit-on : « trop d’impôts tuent l’impôt ». Et pour cela, il va travailler de concert avec la Fédération des entreprises du Congo ( FEC), et toutes les autres organisations patronales de la province, pour que chaque Tanganyikais, dans son domaine respectif, soit capable de contribuer à la construction de sa province, sans beaucoup de tracasseries.
Parce qu’il a épousé la vision du chef de l’État, celle d’instaurer l’État de droit dans toutes les provinces, Me Joseph MULUNDA se décide de poursuivre et soutenir cette vision dans sa province. Il dit comprendre cette vision en deux piliers. Le premier, c’est le renouvellement de la classe politique qui passe forcément par le déboulonnage des anciens systèmes que notre pays a connus; essentiellement le système dictatorial mobutiste avec tous les transfuges qui ont migré vers le Kabilisme.
« Il faut que le renouvellement de la classe politique ait de l’impact aussi dans le Tanganyika, afin que les nouvelles générations permettent au pays de se développer », a-t-il ajouté.
Le deuxième pilier de cette vision de l’instauration de l’État de droit, poursuit-il, passe par la justice distributive. Une justice qui protège les faibles, et inquiète les forts, pour qu’il n’y ait pas des sociétés des faibles et des forts, mais plutôt une seule société des gens normaux et égaux, tel que le dit la loi. Tout ceci, c’est pour permettre au chef de l’État, d’avoir de l’encrage dans la population du Tanganyika.
GÉDÉON ELONGA/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
