Connect with us

Actualité

Table-Ronde sur les VBG : L’UNFPA/RDC et les bailleurs des fonds main dans la main pour accroître le financement de la lutte 

Published

on

Le bureau des Fonds des Nations Unies pour la Population en Rdc (UNFPA/RDC) et ses partenaires financiers ont ténu une table-ronde au Pullman Hôtel à Kinshasa, ce jeudi 16 février. UNFPA et les bailleurs des fonds ont échangé autour de financement dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Dr Eugène Kongnyuy, directeur-pays de l’UNFPA en RDC, explique qu’il a été question dévaluer et de présenter la situation en terme d’état de financement.

Aux termes de ces échanges, les participants ont constaté que le taux de financement est très faible pour les Violences basées sur le genre (VBG) comparativement à d’autres secteurs. Les bailleurs des fonds ont alors convenu de tenir des réunions régulières aves les sous-postes VBG et faire régulièrement des descentes sur terrain pour faire des évaluations afin d’enregistrer les causes de cette situation. Pour eux, cette politique devra aider à avoir un équilibre entre la prévention et la réponse.

Se confiant au micro de CONGOPROFOND.NET, Angélique Dikume, coordinatrice de sous-poste VBG au Grand Kasaï, a fait savoir que dans ce coin du pays, le grand défi est la persistance des normes socioculturelles, qui sont très défavorables à la femme et qui rendent encore plus difficile le statut de la femme au niveau des communautés. « Dans le Grand Kasaï, les normes socioculturelles autorisent la violence, par exemple », a-t-elle fait savoir. « Plusieurs jeunes filles sont données en mariage aux vieux pour compenser certaines dettes de leurs parents, et cela contre leur volonté. Il arrive même que certaines filles se suicident à cause d’un mariage forcé. Les jeunes filles sont violées et la communauté ne condamne pas les bourreaux », relate-t-elle.

Les violences basées sur le genre sont considérées comme l’un de fléaux face auxquels la RDC continue de faire face, et l’un des éléments retardataires du développement du pays.

Benjamin Kapajika /Congoprofond.net

Actualité

Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

Published

on

L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading