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Table-ronde Gouvernement-Monusco : Nécessité d’élargir les discussions aux acteurs majeurs du microcosme socio-politique

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Alors que le gouvernement de la République démocratique du Congo vient de tenir, le lundi 1er août dernier, sa première réunion de la Commission spéciale, autour du Président de la République Félix Tshisekedi, sur la situation sécuritaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, une réunion ayant notamment permis à Kinshasa de réévaluer le plan de retrait de la MONUSCO, la députée Solange Masumbuko salue vivement la prise en compte de son appel pour la tenue d’une table ronde afin de statuer sur le retrait progressif des casques bleus en RDC.

Face à la pertinence de cette question, l’élue de Lukunga souhaite par ailleurs que ladite table ronde soit élargie à toutes les parties prenantes notamment la Société civile.

D’ores et déjà, la députée Solange Masumbuko se propose déjà d’enclencher des consultations préliminaires avec toutes les couches de la Société pour que l’information sur le retrait progressif des casques bleus ne soit plus cachée.

« Nous nous réjouissons davantage du fait que notre appel à la tenue d’une table ronde ait été entendu. Mais rappelons qu’il ne faut pas s’arrêter à ce niveau là ! Il faut élargir le champ. Cette question concerne toute la société. Raison pour laquelle nous souhaitons qu’il faut associer dans ces échanges, la Société civile, pourquoi pas les parlementaires que nous sommes. Ensemble, nous vaincrons pour la paix durable dans notre beau pays , la RDC . », peut-on lire dans un communiqué publié ce mardi 02 août.

La députée félicite la diplomatie agissante du Chef de l’État et salue à juste titre la position claire du Gouvernement pour le retrait de la MONUSCO.  » En tant que véritable Garant de la nation, il a écouté la voix de nos compatriotes qui ont marché à Goma, Butembo et partout ailleurs. Et nous disons que nous devons tous nous mettre dernière le Chef de l’Etat et l’accompagner dans ses efforts de pacification de l’Est de notre pays. »

Il sied de rappeler que le bilan des manifestations anti-Monusco signalées dans la partie est de la RDC fait état de 36 morts et 170 blessés.

 » C’en est trop! Nous sommes, par conséquent, très choqués et
profondément indignés par ce bilan général présenté par le Porte-parole du
Gouvernement. Cet acte ignoble et insupportable posé délibérément par les « émissaires de la paix » dénote du mépris vis-à-vis de notre pays. Nous en appelons donc à des sanctions sévères et exemplaires à tous ceux qui se hasardent à porter atteinte aux vies de nos compatriotes. Ceux qui ont tué doivent absolument répondre de leurs actes devant la justice. Le sang des Congolais ne doit plus continuer à couler ! », a fustigé l’honorable Solange Masumbuko, députée nationale et rapporteur adjoint du Groupe parlementaire AFDC-A.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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