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Suspension du bourgmestre de Kisenso : Le politologue Jean-Marc Dienda demande à Peter Kazadi et Gentiny Ngobila d’annuler cette décision impopulaire !
Le banditisme urbain à Kinshasa, accentué par le phénomène « Kuluna », continue à faire des dégâts énormes, matériels et humains, à travers la ville de Kinshasa, notamment dans la commune de Kisenso.
En effet, il ne se passe pas un jour, sans que l’on enregistre des cas de bagarre et affrontements, entre les différents gangs.
La commune de Kisenso, l’une des zones rouges de la capitale kinoise, connait actuellement une recrudescence sans précédent de la criminalité, avec plusieurs cas de décès déjà rapportés.
Cependant, la population se sent abandonnée à son triste sort, car du côté des autorités sensées de la protéger, pas d’actions draconienes pour décourager ces malfrats.
Néanmoins, pour avoir responsabilisé sa population dans la lutte contre ce fléau, en vertue d’un principe de droit, celui de « légitime défense » et ce, en vue d’une éventuelle éradication de ce phénomène, le bourgmestre de la commune de Kisenso, Godé Atswel, vient d’écoper d’une suspension par la hiérarchie.
Pour sa part, le politologue Jean-Marc Dienda fustige cette décision et estime que les autorités sont allées vite en besogne. Elles auraient mieux fait, estime-t-il, d’exploiter le bon côté de la position du bourgmestre.
» Nous nous interdisons de croire à la célérité du Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, dans le traitement de ce dossier qui ne respecte pas la procédure administrative « , a déclaré à la rédaction de CONGOPROFOND. NET, ce doctorand.
Et d’ajouter : » Cette décision nous incite à croire à un règlement politique, sinon à un faux sentiment d’affirmation. La position prise par le bourgmestre, quoi qu’elle blesse certaines sensibilités, mérite compréhension et encadrement de la part de l’autorité, au lieu de verser dans l’exhibitionnisme « .
« Comment doit-on ouvrir une action disciplinaire sans pour autant adresser une demande d’explications à l’intéressé ? », s’est-il encore interrogé.
A travers sa lettre au bourgmestre, le Gouverneur Gentiny Ngobila souligne que c’est sur instruction du VPM de l’Intérieur que cette décision a été prise. Ce qui nous pousse à conclure qu’il y a vice de procédure. Le bourgmestre a comme chefs directs, le ministre provincial de l’Intérieur et le Gouverneur de la ville.
Partout à Kinshasa, la population déplore l’absence et la léthargie de l’Etat dans la lutte contre les kulunas qui opèrent au vu et au su de tout le monde.
Cette absence et cette léthargie, pense Jean-Marc Dienda, jouent beaucoup plus à l’avantage de ces bandits dont les actes criminels à l’égard de paisibles citoyens ne font que s’accroître.
A titre d’exemple, souligne ce chercheur, lors de l’opération « Likofi » lancée à Kinshasa, à l’époque du Général Kaniama, l’on a vu une discipline s’instaurer et ce phénomène semblait être éradiqué.
Par contre, après plusieurs critiques des organisations non gouvernementales des Droits de l’homme, qui ont abouti à la surseance de ladite opération, tous nous avons assisté et continuons à assister au retour en force de ce fléau.
C’est pourquoi, pense l’analyste politique, Jean-Marc Dienda, que cette décision des autorités risque de mettre de l’eau dans le moulin des kulunas qui, en ce moment, sont en train de jubiler.
Il n’est jamais trop tard pour mieux faire, Peter Kazadi et Gentiny Ngobila, doivent revenir à la raison, car ils doivent comprendre que leur décision est impopulaire. Au moment où nous parlons, indique cet ancien du Grand Séminaire de Mayidi, les réactions fusent de partout, lesquelles réactions sont relayées par de grands médias, notamment Top Congo FM, Télé 50, B One, etc.
En guise de conclusion, Jean-Marc Dienda conseille au Gouverneur de la ville de Kinshasa d’écouter la population de Kisenso car, estime-t-il, en tant professeur d’université, Godé Atswel a encore beaucoup à donner à sa population. Il a mis au point un répertoire des kulunas de Kisenso et aujourd’hui, peut on le remarquer, grâce à ses efforts, le taux de Kulunas était sensiblement réduit dans sa municipalité.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
