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Suminwa II : l’unité comme boussole pour relever les défis
Reconduite à la tête du gouvernement congolais, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka inscrit son second mandat sous le sceau de l’unité et de la responsabilité. Dans un communiqué officiel publié le 8 août 2025, elle a exprimé sa gratitude au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance renouvelée, saluant au passage son engagement en faveur de la masculinité positive.
« Cette reconduction en tant que Première ministre, cheffe du Gouvernement, constitue pour moi une source de motivation face à l’immensité des défis qui se présentent à nous », a-t-elle déclaré.
Dans un esprit de continuité et d’ouverture, Judith Suminwa a également tenu à saluer les membres sortants de son précédent gouvernement, tout en adressant ses encouragements à ceux qui poursuivent l’aventure ministérielle.

« Je souhaite une bonne continuation à ceux qui sont reconduits et une bonne suite de carrière à ceux qui quittent l’équipe », a-t-elle souligné.
Elle a, par ailleurs, invité les nouveaux membres du cabinet à faire preuve de rigueur, de dignité et de sacrifice dans l’exercice de leurs fonctions.
Appelant à une mobilisation collective, la Première ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement.
« Ensemble, soyons donc prêts à poursuivre le combat de la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement pour le développement de notre pays, selon la vision et les engagements majeurs du Chef de l’État », a-t-elle affirmé, traçant ainsi les lignes de sa nouvelle feuille de route.
Au-delà de la solennité du message, Judith Suminwa relance ainsi la dynamique de son second mandat à la Primature sous le signe de l’efficacité, de la cohésion et de l’engagement patriotique. Son appel à l’unité et au dépassement des intérêts partisans vise à consolider les acquis et accélérer les réformes, dans un contexte où la stabilité institutionnelle est perçue comme cruciale pour l’avenir de la RDC.
Exaucé Kaya / CONGOPROFOND.NET
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Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate
L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.
Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.
« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».
Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures
Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.
« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.
La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer
Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.
« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.
Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.
Appel aux organisations internationales
Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.
Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.
Un appel au respect de l’État de droit
Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.
Franck Kaky / CongoProfond.net
