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Actualité

Suintement réunit les rappeurs autour de son « Kabasele » pour dénoncer les abus et bavures policières

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Dans la capitale congolaise, le nom « Kabasele » évoque de plus en plus la peur et l’oppression. Ce bus de la Police Nationale Congolaise est devenu le point de mire de nombreuses dénonciations d’abus. Face à cette situation alarmante, l’artiste Suintement a décidé d’unir des rappeurs de toutes générations autour d’un morceau de 12 minutes pour dénoncer les bavures policières.

Kabasele : un bus, une menace

À Kinshasa, les bus « Kabasele » sont redoutés par les conducteurs, en particulier les motards. Un citoyen témoigne : « Les jeunes voient la police comme un ennemi. Avec des infractions comme VAGABONDE, nous ne sommes plus en sécurité. Il vaut mieux croiser des voleurs que de tomber sur un Kabasele. »

Un appel à l’action

Lors d’une parade le 2 juin, le Général Yav a dénoncé les abus commis par certains agents à bord des Kabasele. « Faites-le avec force, égalité et honnêteté », a-t-il exhorté, rappelant que les forces de l’ordre doivent protéger et non opprimer la population.

Une situation préoccupante

Les abus liés aux Kabasele sont de plus en plus fréquents. Les témoignages d’arrestations arbitraires, de rançonnements et d’humiliations se multiplient. « Nous recevons de nombreux appels d’alerte chaque jour », a déclaré le Général Yav, soulignant l’urgence d’agir contre l’impunité.

Une œuvre collective pour la justice

Le morceau réalisé par Suintement réunit des artistes tels que Zepekenho, Mobutu Santana, Eke latéral, Goro, Fellow, Shii, Dj S, et Général Magneto. Ce projet artistique vise à éveiller les consciences et à mobiliser la population contre les abus policiers.

La question reste posée : l’Inspecteur général de la Police saura-t-il traduire ces paroles en actes ? Dans un pays où la musique peut servir de levier pour le changement, l’initiative de Suintement incarne l’espoir d’une résistance collective face à l’injustice.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

 

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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