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Société

Sud-Ubangi : Menacé par une tête d’érosion, le pont métallique Saw 1 de Budjala en danger

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Construit en 1936 et réhabilité en 2020, le pont métallique Saw 1, situé sur l’axe Budjala–Yakamba–Gemena, est aujourd’hui gravement menacé par une tête d’érosion provoquée par une pluie diluvienne survenue le mercredi 23 juillet 2025. L’averse a emporté toutes les terrasses de la zone déjà fragilisée en amont de la rivière Saw, mettant en péril cette infrastructure d’importance capitale pour les populations locales.

Facilitant un passage raccourci de 90 kilomètres vers Gemena – contre 120 km via l’itinéraire Budjala–Kolongo–Gemena –, ce pont constitue un lien vital pour la circulation des personnes et des biens entre le territoire de Budjala et le chef-lieu provincial. Face à la gravité de la situation, le Parlement des Jeunes de Budjala a rompu le silence et lancé un appel pressant au gouvernement provincial pour une intervention urgente.

« C’est une tragédie qui nous guette progressivement. Si cinq pluies aussi fortes s’abattent encore, ce pont récemment réhabilité pourrait disparaître, rendant les traversées impossibles, tant pour les personnes que pour les denrées », s’inquiète Jean-Robert Lambo Ekanga, porte-parole du Parlement des Jeunes.

Depuis six jours, les habitants de la région vivent dans l’angoisse, guettant une réaction des autorités locales. Mais jusqu’à présent, aucune intervention concrète n’a été enregistrée sur le terrain.

Le risque d’isolement et de rupture de la chaîne d’approvisionnement dans cette partie de la province est réel si rien n’est fait. L’appel lancé par la jeunesse locale doit être entendu, afin de préserver non seulement une infrastructure stratégique, mais aussi la sécurité des populations riveraines.

Blaise Abita Etambe/Congoprofond.net

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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