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Sud-Ubangi : le silence du gouvernement face aux inondations de Mbari, le Dr Doudou Lezose en première ligne

 

Alors que de fortes inondations ont durement frappé le village de Mbari, chef-lieu du secteur du même nom, situé à 50 kilomètres de la ville de Gemena sur l’axe Zongo, le silence du gouvernement provincial du Sud-Ubangi face à la détresse de plus de 850 ménages sinistrés suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Depuis le mois d’août 2025, ces familles vivent dans la promiscuité après avoir abandonné leurs habitations endommagées, sans aucune assistance officielle.

 

Face à cette inaction, une voix s’est levée pour faire la différence : le docteur Doudou Lezose, ancien ministre provincial de la Santé et membre de l’Ordre de Notabilité du Sud-Ubangi (ONOSU), figure respectée de la région. Fidèle à son engagement humanitaire, il a mis sur pied un comité ad hoc chargé de mobiliser des dons auprès des personnes de bonne volonté et des ONG locales, ainsi que de coordonner l’assistance aux familles sinistrées.

Cette initiative s’est concrétisée le mardi 7 octobre 2025, par une distribution de vivres, produits de première nécessité et autres appuis aux populations abandonnées à leur sort.

 

Ce geste n’est pas une première. En 2019, lors des inondations catastrophiques à Zongo, le même Dr Lezose s’était déjà illustré par une intervention spontanée en faveur des victimes, comblant une fois de plus le vide laissé par les autorités.

 

Alors que les ministères provinciaux des Affaires sociales et de l’Action humanitaire sont pointés du doigt pour leur absence totale de réaction, l’action du Dr Lezose vient rappeler que l’humanitaire est avant tout un acte de proximité, de solidarité et de responsabilité.

 

Les populations de Mbari saluent ce geste de cœur et appellent les autorités à sortir de leur silence pour organiser une assistance efficace aux victimes de ces sinistres à répétition.

Car en matière de catastrophes naturelles, l’inaction n’est jamais neutre : elle coûte des vies humaines et fragilise davantage les plus vulnérables.

 

Par Blaise ABITA ETAMBE/CONGOPROFOND.NET