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Sud-Ubangi : le Parlement d’Enfants tire la sonnette d’alarme sur l’enlèvement d’un nourrisson à Gemena et appelle les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires dans des structures sanitaires
Une vive consternation s’est emparée de la province du Sud-Ubangi après le présumé vol d’un nouveau-né enregistré dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 mai 2026, au centre de santé Notre Dame de Gemena. Face à cette situation jugée alarmante, le Parlement d’Enfants du Sud-Ubangi est monté au créneau pour dénoncer ce drame et interpeller les autorités compétentes sur l’urgence de renforcer les dispositifs sécuritaires autour des structures sanitaires et des espaces publics.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 9 mai, la présidente de cette structure, Daniella Nzayilu, a exprimé l’indignation et l’inquiétude des enfants parlementaires face à cette recrudescence d’actes criminels touchant les plus vulnérables.
« Nous, enfants parlementaires, sommes profondément préoccupés par le vol d’un enfant survenu la nuit d’hier au centre de santé Notre Dame de Gemena », a-t-elle déclaré avec gravité.
À travers cette hausse de ton, les enfants parlementaires exhortent les autorités politico-administratives ainsi que les services de sécurité à agir avec célérité afin de prévenir d’autres tragédies similaires. Selon eux, l’inaction ou le relâchement sécuritaire pourrait accentuer un climat de psychose au sein de la population.
« Nous interpellons les autorités à renforcer urgemment les mesures de sécurité pour protéger la population, surtout les enfants, car chaque enfant a le droit de vivre auprès de ses parents », a insisté Daniella Nzayilu.
Le Parlement d’Enfants appelle également les habitants de Gemena et de toute le région proximité à faire preuve d’une vigilance accrue.
Les citoyens sont à leur tour invités à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre en signalant tout comportement suspect ou toute personne circulant avec un enfant sans justification convaincante.
« Nous appelons aussi la communauté à rester vigilante et à signaler immédiatement à la police toute personne suspecte, notamment avec un enfant sans explication claire. Ensemble, protégeons les enfants », a conclu la présidente.
Ce nouvel épisode d’incident remet au centre du débat la problématique de la protection infantile en République démocratique du Congo, où plusieurs familles continuent de vivre dans l’angoisse permanente face à l’insécurité grandissante. Plus qu’un simple fait divers, ce drame constitue un cri d’alarme collectif appelant à une mobilisation générale pour préserver l’innocence et l’avenir des enfants.
Blaise Abita Etambe