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Politique

Sud-Ubangi : Le Gouverneur Michée Mobonga appelle à l’apaisement face à la crise institutionnelle avec l’Assemblée provinciale

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Le gouverneur de la province du Sud-Ubangi, Michée Mobonga Lobo, a reconnu publiquement l’existence d’une crise institutionnelle persistante entre l’Assemblée provinciale et l’exécutif provincial. C’est au cours d’une déclaration devant les médias locaux à Gemena, ce samedi 29 novembre 2025, que le chef de l’exécutif a lancé un appel au dialogue et à la réconciliation, dans un contexte marqué par des tensions accrues.

« Nous ne devons pas être des ennemis éternels. Nous sommes appelés à vivre ensemble pour l’intérêt public », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance d’un vivre-ensemble politique afin d’assurer la stabilité et l’efficacité de la gouvernance provinciale.

Cette prise de position intervient après plusieurs mois de relations tendues entre l’Assemblée et le gouvernement provincial, en raison de divergences sur la gestion des affaires publiques et le contrôle parlementaire.

Tout en reconnaissant ces désaccords, le Gouverneur Mobonga a souligné l’urgence d’un dialogue constructif et du respect mutuel des prérogatives institutionnelles. Il a rappelé que les conflits internes affaiblissent les institutions et freinent le développement de la province, déjà confrontée à de nombreux défis socio-économiques.

Dans le même élan, il s’est aligné sur la récente position du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui a dénoncé la multiplication des motions de défiance dans les assemblées provinciales, estimant qu’elles fragilisent la stabilité institutionnelle.

Si le climat demeure tendu au Sud-Ubangi, cette sortie du Gouverneur pourrait constituer une première étape vers la désescalade et le rétablissement d’un dialogue apaisé entre les deux instances provinciales.

Blaise ABITA ETAMBE

Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

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La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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