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Sud-Ubangi : Le FPI mobilise les entrepreneurs et relance l’industrialisation de proximité

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Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a mené, à Gemena et dans ses environs, une mission stratégique de supervision, d’évaluation et de sensibilisation sous la conduite de son Directeur Général Adjoint, Blaise Mastaky Birindwa. Cette initiative s’inscrit dans la vision nationale de relance de l’industrialisation à la base et vise à intégrer pleinement le Sud-Ubangi dans les dynamiques économiques nationales.

Le point culminant de cette mission a été la journée d’échanges du 11 décembre à Gemena, consacrée à la promotion de l’industrialisation locale. La rencontre a réuni opérateurs économiques, entrepreneurs, jeunes porteurs de projets et forces vives de la province. Ouverte par le représentant du Gouverneur du Sud-Ubangi, elle a été perçue comme une opportunité majeure de rapprochement entre les mécanismes de financement du FPI et les réalités économiques locales.

Dans son intervention, le Directeur Général Adjoint du FPI a rappelé la mission fondamentale de l’institution : financer et accompagner l’industrialisation de la République démocratique du Congo. Reconnaissant le retard historique du Sud-Ubangi dans les grandes dynamiques industrielles, il a affirmé la volonté du FPI de corriger cette situation.
« Votre province a longtemps été oubliée. Aujourd’hui, le FPI veut changer cette réalité. Soumettez-nous vos projets », a-t-il déclaré.

Blaise Mastaky Birindwa a promis un accompagnement complet, de l’idée à la concrétisation des projets, exhortant les entrepreneurs à oser investir. Il a mis en avant les atouts majeurs de la province : une population jeune et entreprenante, une agriculture riche et diversifiée (manioc, riz, maïs, cacao, arachide), un fort potentiel forestier et une position stratégique pour l’approvisionnement du marché de Kinshasa.

Pour soutenir cette dynamique, le FPI propose des mécanismes attractifs : financement partiel ou total des investissements, prises de participation, garanties d’accès au crédit bancaire, appui technique et études. Les taux d’intérêt préférentiels sont fixés à 6 %, et à 4 % pour les femmes et les jeunes de moins de 36 ans, des conditions nettement inférieures à celles du secteur bancaire classique.

Présent à la rencontre, le président provincial de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a plaidé pour un partenariat renforcé entre la FEC et le FPI, ainsi qu’un accès plus équitable aux financements, afin de faire du Sud-Ubangi un pôle économique attractif et compétitif. Les échanges interactifs ont permis aux entrepreneurs d’exprimer librement leurs préoccupations et attentes.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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