Provinces
Sud-Ubangi : l’Assemblée provinciale resserre l’étau autour du ministre provincial de l’Éducation sur les frais de l’Examen d’État 2026-2027
Réunie en plénière le 5 mai 2026, l’Assemblée provinciale du Sud-Ubangi a donné le ton d’une session ordinaire placée sous le sceau d’un contrôle parlementaire rigoureux, avec en ligne de mire la gestion controversée des frais liés à l’Examen d’État 2026-2027. Sous la conduite de Malachie Adugbia Likundu, les élus ont adopté un calendrier de travaux où la question de la redevabilité s’impose comme un impératif non négociable.
Au cœur des préoccupations : l’examen de la mise en accusation du ministre provincial de l’Éducation, Félix Mondesie Mondembo, soupçonné de malversations dans la gestion des fonds destinés aux épreuves certificatives. Plusieurs voix se sont élevées, notamment celles de François Nakonzambe Bozeze, Sandrine Demomo Moolo et Dieudonné Mokabi Mambembe, pour exiger que toute la lumière soit faite sur ce dossier à forte sensibilité.
Les élus dénoncent une opacité préoccupante dans la fixation et l’utilisation des frais d’examen, perçus comme un fardeau pour les familles dans un contexte économique déjà précaire.
À travers cette initiative, l’organe délibérant entend restaurer la confiance du public et rappeler que la gestion des ressources éducatives ne saurait s’affranchir des principes de transparence et de probité. L’Assemblée affiche ainsi une posture de vigilance accrue, refusant toute complaisance face aux dérives administratives.
Dans cette dynamique, l’affaire des frais de l’Examen d’État dépasse le simple cadre sectoriel pour devenir un test grandeur nature de la maturité institutionnelle provinciale. Car au-delà des discours, c’est la crédibilité même de l’action publique qui se joue dans un théâtre politique où l’exigence d’intégrité pourrait bien se transformer en verdict implacable.
Blaise Abita Etambe