Provinces
Sud-Ubangi : L’Assemblée provinciale interpelle le ministre de l’Éducation sur des surfacturations présumées aux examens techniques
Le mardi 12 mai 2026, l’hémicycle du Sud-Ubangi a servi de cadre à une audition déterminante. Le ministre provincial en charge de l’Éducation, Félix Mondesie Mondembo, a été convoqué par la commission socioculturelle de l’Assemblée provinciale pour s’expliquer sur une allégation de trop-perçu évalué à 25 000 francs congolais.
Cette somme aurait été illégalement exigée à des élèves finalistes de 4e année des humanités techniques durant les épreuves hors session de l’Examen d’État, édition 2026.
La rencontre, tenue dans la salle plénière, visait à dissiper les zones d’ombre entourant ces prélèvements contestés. Selon la députée Sandrine Demomo Moolo, présidente de la commission, de nombreuses plaintes ont émané des centres d’examen de Gemena ainsi que de plusieurs territoires de la province. Les familles dénoncent des frais supplémentaires imposés sous le prétexte fallacieux de « pratiques professionnelles », une justification jugée spécieuse et attentatoire à l’équité scolaire.
Face à ces révélations, la commission s’est engagée à instaurer un correctif pérenne. Sandrine Demomo a assuré que des mesures concrètes suivront les clarifications fournies par l’autorité éducative provinciale. Elle a, par ailleurs, exhorté les parents à signaler toute dérive similaire, en garantissant la confidentialité des lanceurs d’alerte afin de lever l’omerta qui entoure souvent ces pratiques prédatrices.
La commission parlementaire a également requis l’application de sanctions administratives exemplaires à l’encontre des auteurs de ces irrégularités, qualifiées de contraires aux textes en vigueur. L’objectif affiché est de restaurer la probité dans l’organisation des examens et de dissuader toute récidive.
Interrogé à l’issue de l’audition, le ministre Félix Mondesie a salué la rigueur méthodologique de la commission. Il a souligné que les interpellations des élus s’inscrivent dans une démarche de défense des intérêts du public. Reconnaissant la gravité des faits, il a promis des sanctions dissuasives contre les responsables identifiés, réaffirmant que l’éradication des antivaleurs constitue l’axe cardinal de son mandat.
Le ministre a conclu en appelant les sous-Proved, les inspecteurs chefs des pools et les parents à « une vigilance proactive. Une dénonciation précoce » qui permettrait une réaction diligente des instances compétentes.
Blaise Abita Etambe