Société
Sud-ubangi : la Police sème panique, un jeune abattu par balle lors d’une tentative d’évasion à la prison centrale d’Angenga
Un événement tragique a endeuillée la ville de Gemena, chef-lieu de la province du Sud-ubangi, le Dimanche 7 septembre 2025. Un jeune homme âgé d’au moins 25 ans, détenu à la prison centrale d’Angenga a été mortellement abattu par un élément de la police pénitentiaire, alors qu’il tentait de s’évader de la prison.
Selon les témoignages recueillis auprès des assistants du drame, l’incident s’est produit à l’aube du jour, dans une atmosphère de de grande confusion. Plusieurs détenus auraient profité d’un relâchement momentané de la surveillance pour tenter une évasion, c’est dans ce contexte que la victime aurait tenté également de s’échapper. Malgré les sommations des gardes, il aurait continué sa course. C’est alors qu’un agent de garde a ouvert le feut et l’atteignant mortellement.
Maître Trésor Penze Nakwa, Avocat conseil de la famille de la victime affirme que le jeune homme ne présentait aucun danger imminent pour les autres détenus ou le personnel pénitentiaire, et qu’il aurait été possible de le maîtriser seulement sans avoir recours à une arme létale.
«c’est une bavure. La loi congolaise ne donne pas aux policiers un permis de tuer», a-t-il déclaré en accusant les autorités pénitentiaires de n’avoir pas respecté les règles de recours à la force.
Informée de la situation, l’auditorat militaire garnison de Gemena a ouvert une enquête judiciaire rigoureuse pour déterminer les circonstances exactes de ce meurtre et identifier le présumé auteur du tir. D’après une source proche du dossier, l’auditorat veut étabrir si le policier a agit dans les limites des légitimes défense ou il a commis un homicide injustifié.
Alors que l’élément incriminé est en audition, la famille du défunt vit dans la douleur et incompréhension. Très affectée, elle régete catégoriquement la thèse d’une évasion violente. Selon elle, leur fis était un détenu en attente de jugement, et non un criminel dangereux méritant une telle fin.
«on ne tue pas quelqu’un pour avoir voulu s’échapper, surtout sans un procès équitable», déclare un membre de la famille.
Cette tragédie pose encore une fois de plus la question sur les conditions de détention et la gestion des prisons en république démocratique du congo. La prison d’Angenga de Gemena connue, pour sa vétusté, a toujours été pointée du doigt pour son manque de personnel, de sécurité et de respect de droits humains.
Ce drame s’ajoute à une série d’incidents signalés dans plusieurs établissements carceraux du pays, où les évasions deviennent fréquentes, révélant les failles criantes du système pénitentiaire congolais. Les ONG de défense des droits humains demandent une réforme urgente et un encadrement rigoureux des agents de sécurité en milieu carcéral.
Blaise Abita Etambe/Congo Profond.net
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
